Belledonne, version intégrale

1000023554Chronique d’un week-end où tout a glissé… parfois de travers, souvent très bien.

Vendredi soir. Les voitures quittent Annecy, chargées de skis, de sacs trop lourds et de bonnes intentions. Destination : Belledonne, camp de base à La Martinette, à La Ferrière.

Sur le papier, un week-end d’intégration. Dans les faits : un concentré de montagne, d’imprévus, de poudreuse et de fous rires.
Avant même de parler ski, parlons logistique. Ou plutôt… parlons de la voiture d’une des 2 Chacha.

Elle, elle a décidé que le gîte, très peu pour elle. Résultat : arrêt avant l’arrivée, sauvetage par Zoé, et déjà une première leçon du week-end : ici, on s’adapte. Toujours.

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La montagne donne le ton
Samedi matin, elle fait les choses bien.
30 cm de neige fraîche tombés pendant la nuit.
La Belledonne en version carte postale.
Silence, blanc immaculé, sourires sous les buffs.
Les groupes se forment, se séparent, se croisent. Plusieurs sorties par jour, plusieurs rythmes, une seule envie : profiter.
Certains filent vers le Rocher Blanc, le Col de Pendet, d’autres explorent le Col du Mouchillon, le Col de l’Evêque ou encore le Col du Tepey.

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On monte, on convertit (proprement… ou pas), on porte souvent — beaucoup de forêt, quelques traversées de rivières, et cette sensation familière : « bon, là, on a mérité la descente ».
Puis viennent les moments suspendus.
Un col atteint, souvent dans ce petit vent qui invite à vite redescendre.
Le temps qui ralentit.
Les combes qui s’ouvrent.
Et cette poudreuse… celle qui fait oublier les cuisses qui brûlent.
Mais connaissez-vous la particularité de Belledonne ? Ici, on ne regarde pas toujours l’heure.
Une sortie se prolonge, la lumière baisse, puis disparaît.
Fin de journée à la frontale, skis aux pieds, ambiance pumptrack naturel dans la forêt.
Clairement pas prévu. Totalement mémorable.

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Tout n’est pas toujours droit… mais tout le monde va bien
La montagne rappelle aussi qu’on n’est jamais tout à fait chez soi.
Un incident, un blessé — finalement sans gravité — mais suffisamment sérieux pour un petit tour d’hélico.
Mention spéciale à Jérémy, seul membre du groupe à avoir littéralement dansé après un vol en hélico (dancefloor presque validé le soir-même).
Et à Chacha (la même), fidèle à son rôle de chat noir du week-end avec une blessure au coude, rien de plus (promis).
Sans compter l’initiation à la « Sylvothérapie » de Céline (ceux qui savent savent…) Un gros câlin à un arbre volontaire ou pas, l’histoire ne le dit pas…

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Solidarité, sang-froid, entraide : les valeurs du CAF prennent tout leur sens. Ici, on
s’attend, on s’aide, on veille les uns sur les autres. Toujours.

Le luxe ultime : être seuls
Le gîte ? Rien que pour nous.
Le soir, la neige continue de tomber. Encore. Organisation au top, timing parfait, et des conditions qui frôlent l’insolence.

Au programme :
– soirée blanche (les vêtements, hein),
– repas qui réchauffent autant que la bière,
– des récompenses de la plus belle glissade en rivière à la vessie la plus petite (mention spéciale pour….elle se reconnaîtra)
– et surtout… de belles rencontres.

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Une pensée particulière
Une pensée pour Adrien, de la team orga, cloué au gîte par un mal de dos qui a préparé la croziflette du soir pour tout le monde.

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En résumé
De la neige.
Des portages.
Des sommets.
Des imprévus.
De la poudreuse à foison.
Un hélico, un coude, une voiture capricieuse.
Et surtout : de l’entraide, de la solidarité, des sourires et l’envie évidente de recommencer.

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Belledonne nous a rappelé pourquoi on aime la montagne.
Et pourquoi on aime la vivre ensemble.

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Week-end d’initiation pente raide avec Paul Bonhomme

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7 membres du club se sont rendus au refuge de Gramusset pour un week-end d’initiation pente raide… encadrés par notre mythique Paul Bonhomme !

Entre mental plus ou moins solide et techniques plus ou moins affirmées, chacun a testé ses limites, parfois avec grâce, parfois avec une approximation hasardeuse et un style qui rendrait jaloux les plus grands freeriders.

Pentes à 40°, virages sautés avec et sans bâtons, descentes à la genevoise, rappel à ski, course d’arête, coupe de neige… Le programme fut bien rempli et riche en sensations et en apprentissage. 

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Malgré une météo annoncée capricieuse, la motivation de chacun est restée intacte. Entre dépassement de soi et moments de franche camaraderie au refuge, ces deux merveilleux jours rappellent que l’aventure en montagne se vit autant dans l’effort que dans la convivialité.

Merci à Paulo, qui après quelques semaines, cherche probablement toujours à comprendre les règles du Skullking.

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Retour sur le séjour Piémont du 27 au 30 décembre

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Le plan de départ était la traversée du Beaufortain mais faute de neige, nous avons décidé d’aller chez nos voisins italiens voir si l’herbe était moins verte ailleurs.

 

 

 

 

 Pour le premier jour, notre groupe de 7, emmené par Stéphane avec 2 co-encadrantes Océane et Alice, débuta la randonnée à Césane juste à la frontière où le contraste fut saisissant : 60 à 80 cm de neige fraîche à tracer pour atteindre Monte Giassiez.

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Puis dans l’après-midi, le minibus mit cap au sud au fin fond du Val Meira où nous montons à la frontale tirant notre traîneau pour poser nos affaires 3 jours dans le petit refuge non gardé d’Unerzio.

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De là, nous rayonnerons les 3 jours dans une nature sauvage où la neige fut
excellente autour des sommets Bric Cassin, Tête de Vauclave et Bric Boscasso.

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Ski de randonnée au col du Grand-Saint-Bernard : un week-end gravé dans nos mémoires

20251206 132237On l’attendait avec impatience, le voilà enfin : le premier week-end en ski de randonnée de la saison. Nous prenons la direction du col du Grand-Saint-Bernard.

Entre Stéphane et deux co-encadrantes, nous pouvons dire que nous sommes bien accompagnés ! Un petit rappel des conversions, puis nous entamons la montée vers le col Est de Barasson. Nous traversons une magnifique crête, avec d’un côté l’Italie, de l’autre la Suisse. La neige est très bonne, à l’unanimité nous décidons d’atteindre un deuxième col, histoire d’en profiter un peu plus.

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A 16h, nous arrivons à l’hospice du Grand-Saint-Bernard, immense refuge fondé il y a 1000 ans. Boire une bière, aller à la messe, traîner au musée ou dans la salle de jeux : perché à 2473 mètres d’altitude, le lieu est aussi accueillant qu’insolite. Nous profitons de l’hospitalité des chanoines et leur posons mille questions (oui, ils font bien du ski de randonnée!).

Le lendemain, direction le Mont-Fourchon. Cette fois, nous n’échapperons pas au mauvais temps et à la neige. Nous nous relayons pour faire la trace, jusqu’à atteindre le sommet, à 2902m d’altitude. Petite manipulation avec la corde, puis place à la descente.

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Et quelle descente! Une des participantes (l’auteure de ce texte, pour ne rien vous cacher), tombe et se blesse. Entre deux cris, le groupe accourt, réagit vite : pendant que certains s’activent pour m’abriter,d’autres appellent les secours. Les secours ? Ils ne pourront pas être là avant un moment, mes camarades vont devoir procéder à mon évacuation. Ils prennent mes skis, les accrochent grâce à des sangles, glissent des pelles et des sacs au milieu pour faire office de siège. De vrais MacGyver. Ils appellent ça « le traineau », eux seront « mes rennes ». Des rennes courageux et forts, car je le sens bien, je suis lourde à tirer (Ah, que je regrette de m’être resservie trois fois au dîner de l’hospice ! )

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Au bout de 2h30, un bruit retentit dans le ciel. L’hélicoptère arrive enfin et me transporte vers l’hôpital d’Aoste. Après toutes ces émotions, le reste du groupe peut redescendre vers le mini-bus. Le bilan tombe : fracture du tibia et du péroné. Ah, ce week-end, on ne sera pas prêts de l’oublier!

 

L’âme d’aventurier(ère) récompensé(e)

Faire confiance à son instinct et ses capacités d’adaptation 

Mi Décembre 2024 : Je spot une proposition de raid à ski sur plusieurs jours, de Stéphane Peiti, entre Noël et le jour de l’an.

En cette période de fêtes de fin d’année, et de nivologie changeante, l’organisation se fait un peu à la dernière minute, mais ce n’est pas un problème pour Stéphane, qui gère, tous les niveaux, et dispos de chacun. Pas un problème nous sommes en mode : «RAF, on y va, on s’adapte ». Des solutions d’itinéraires, et de trajets aller – milieu – retour, sont trouvées, et nous voilà partis pour un tour, en itinérance, dans le Valais Suisse, autour du Wildstrubel.

Nous ne connaissons pas les lieux en détail, mais sommes motivés comme jamais

Fin décembre 2024

Départ d’Annecy direction les Rousses(VS), au-dessus de Crans Montana, pour accéder la cabane des Audannes (non gardée). Nous n’arriverons jamais au départ des Rousses, une coulée de neige barre la route. Plein de ressources, le groupe trouve une alternative, au départ d’Anzères.

L’heure avance, et nous arrivons aux Audannes, sans difficulté, plus tard que prévu. Le mont Sé rouge sera donc pour une prochaine fois. On en garde sous la spatule pour le lendemain.

Le refuge entier est pour nous. Nous ne verrons pas âme qui vive dans ce secteur. Nous sommes accueillis par une température négative, à l’intérieur du refuge, et un poêle, peu performant (2h pour faire fondre l’eau, et passé à 0°c dans le refuge). Autant dire qu’on se réchauffe plus en déneigeant l’accès aux toilettes. ?

4 couettes chacun nous permettent de trouver sommeil / repos, en position horizontale.             En mode survie, à la cabane des Audannes

Seuls aux mondes, au départ de la cabane, les paysages aux lumières mordorées, nous encouragent à entamer l’ascension du Wildorn, culminant à 3250m d’altitude. 

 

Une montée raide, qui met bien en jambes et sur une neige toute aussi dure. On sort les couteaux ! Satisfaction à l’approche du sommet, qui nous réserve un petit passage d’alpinisme. Histoire de rentabiliser le portage des baudriers, piolets, cordes. Démonstration de machard, manip de corde, et poids mort. Nous sommes heureux comme des rois.

Sommet du Wildorn (3250m)

A nous la descente !

A ce stade le groupe regorge d’énergie et de bonne humeur. Selon notre trace GPX, nous imaginons être à la moitié de la distance du jour. 

C’est méconnaître les plats “pas plat”. Il nous restera une belle montée, pour finir cette longue journée. On finit l’ascension à la frontale pour clôturer cette journée épique.

   Sur la fin, ça se raidit et s’obscurcit

Moi qui voulais sortir de ma zone de confort, je suis servie. C’est là qu’on découvre des ressources insoupçonnées. Merci à mes co skieurs pour votre soutien : Raphaël pour la trace, Zéphyr, pour son accompagnement fidèle. Je ne l’aurais jamais fait sans vous. Et malgré la fatigue, je suis tellement heureuse d’être allée au bout, sans faillir. 

Longue traversée, quasi plate, du glacier de plaine morte, puis ascension du Wildstrubel, 3244m, où nous renouons avec la civilisation.

Photo de groupe en haut du Wildstrubel (3244m)

Météo toujours au beau fixe, paysages splendides, et neige de qualité. Que demander de plus.

Les jambes chauffent un peu, stigmates de la veille. On me dit dans l’oreille gauche, qu’il eut fallu pratiquer des séries de squats depuis 2mois. 

Le groupe se scinde en 2, à proximité de Lämmerenhütte, refuge gardé. Baptiste et moi rentrons ce soir. Julie et Charlotte, rejoignent le groupe par Gemnipass, pour 2 journée supplémentaires, en étoile, tout confort. Stéphane assure le transfert des 2 groupes. 

Aucun problème pour le retour en télécabine + bus + train, jusqu’à la voiture 

WEI ski de randonnée

 1212545 Avec accentuation BruitLa section ski de randonnée a brillé dans la nuit du 25 au 26 janvier, à l’occasion de son premier week-end d’intégration rando-glisse dans le Chablais. C’est parés de fluo que les participants ont dansé sur des rythmes endiablés toute la nuit, pendant que la neige tombait calmement dehors… De quoi promettre une belle journée de poudre le dimanche, malgré quelques mal de crâne. Tout le monde est reparti pleins de merveilleux souvenirs en tête ; collectives au soleil le samedi, neiges immaculées ravagées par le passage de 130 cafistes le dimanche, et même bataille de boule de neige nocturne pour les derniers couchés ! Merci à Adrien, Manon et Clémentine pour l’organisation et aux encadrants bénévoles.

 

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