Dov’è l’Abruzzo?

Abruzzo 250pxImmersion pendant une semaine dans une nature intègre et sauvage  du parc national du Grand Sasso.  L’équipe est prête pour l’aventure savamment planifiée par Chantal. Mollets performants requis. Bonus : Nous avons un traductrice parmi nous qui nous sauvera souvent dans les comptes et les menus. L’anglais ne suffit pas dans la vraie Italie.

 

 

Après un périple de 1000 km nous rejoignons la confortable auberge du lac de Campotosto.Le petit déjeuner italien est à base d’acqua calda, de ristretto, café grande et de croissants à la crème (je crois qu’on a pas les codes).

Monte di Mezzo

On s’échappe par les crêtes vers « il colle del vento » qui porte bien son nom, pour atteindre dans les nuages « il Monte di Mezzo (2155 m). La carte Kompass est hélas dépassée par la reprise de la végétation des sentiers qui sont peu à peu abandonnés. Il va falloir se battre. Le GPS est le bienvenu.

Bar del corso

À Totteo, où nous nous remettons de la bataille forestière, nous sommes accueillis comme des curiosités, un client veut absolument montrer ses clichés pris depuis les sommets.

alberga Cervo

Ouf ! Après 18 km et 1044 m de dénivelée, une nuit régénératrice nous attend à Locanda del Cervo (le cerf est le roi des lieux, tout du moins ses bois sont accrochés aux murs).

Nous enchaînons « il colle delle Monache » après avoir traversé une belle forêt de hêtres.

Crottes loup

Nous observons les déjections du loup.

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Le berger (il pastore) et son troupeau sont situés un peu plus haut. Il nous accompagne avec ses cinq gentils chiens, (trois Patous et deux Border collies) il explique que le loup a tué une dizaine de brebis.

riffugio de la Monte

Nous apprécions la tranquillité del rifugio del Monte, où paissent une dizaine de vaches blanches, tranquilles. Refuge fermé.  Pas d’être humain. En direction d’Intermesoli,  On opte pour un raccourci indiqué sur la carte. De mal en pis on butte dans des broussailles inextricables. Après un demi-tour hasardeux et boueux on arrive enfin au but.

Roberto

Après cette journée bien remplie Roberto, tout sourire nous accueille dans son super gîte. Apparemment, c’est le personnage le plus gentil et généreux du village.

Après le petit déjeuner trois étoiles, nous refusons le « lift » proposé par Roberto direction Prati di Tivo… Ainsi nous visitons le coquet village de Pietracamela : des maisons de pierres soignées…. Le télécabine de la station de ski nous raccourci un peu la montée vers le refuge Franchetti. On voit la mer Adriatique.

Luca1

Visiblement, Luca le gardien a éveillé l’admiration de certaines, à moins que ce soit son chien. Selon certaines, c’est lui qui nous chéri et nous nourrit de délicieux mets avant l’ascension « del Corne Grande ». On en oublie (acte manqué) pour certaines ses vêtements.

corno Grande

Objectif du jour : l’ascension du mythique Corno Grande (2912 m). pas si facile ; de nombreuses marques rouges tapissent le ou les cheminements parfois aléatoires. Au basculement vers l’ouest, nous nous apercevons qu’il est très fréquenté. L’ascension peu commode nous récompense de nos efforts par ses à-pic vertigineux.

Descente vers une autre ambiance au refuge Duca degli Abruzzi qui surplombe Il campo del Imperatore et son Observatoire. Pas d’eau potable, mais on a bien géré. Le confort n’est n’est pas le même que chez Roberto. Une des gardiennes nous impressionne par sa gouaillerie.

Aquila

Jour 5. Chantal a prévu le Monte Aquila (2490 m) et plus si les troupes sont encore vaillantes. Descente dans la large vallée del Campo del Imperatore qui a un air de Mongolie . C’est en ce lieu que fut délivré en 1943 Mussolini par les allemands. Après l’ascension du sommet, on change de stratégie. Il faut sauver le soldat Pantaloni oublié au refuge Franchetti. L’équipe très soudée et positive franchit à nouveau le « redoutable » Paso del canone. Nous faisons le plein d’eau stratégique pour notre deuxième nuit « al Duca degli Abruzzi »…

Cresta di Malacoste6

Jour 6 :  la longue Cresta d’il Melacoste, magnifique, aérienne est escarpée. Les chamois ne sont pas très craintifs, nous franchissons le Monte di Portella » (2260 m), et enfin « il Pizzo del Cefalone » (2533m), Grâce à un sentier providentiel, nous retrouvons une très belle combe sauvage. L’une d’entre nous, telle une Rupicapra, galope dans un joli pierrier.Nous saluons au passage un autre berger dans cette étrange vallée semi abandonnée. À nouveau un sentier buissonnant, des prunes maraudées et une belle montée harassante nous ramène à la civilisation…

LAquila1

Nous ne pouvions partir sans visiter L’Aquila, célèbre pour le tremblement de terre de 2009. Son patrimoine est restauré à coup de milliard d’Euros pour un résultat bluffant. Elle est promue capitale culturelle de l’Italie en 2026 : sublime !

99 fontaines

Et pour finir la célèbre Fontana delle 99 cannelle entièrement restaurée.

Randonnée mobilité douce : traversée de la Chartreuse expresse (1er au 4 juillet 2024)

Départ lundi 8h15 de la gare routière d’Annecy pour rallier Grenoble en Flixbus. L’équipe est fin prête et affûtée pour cette belle traversée concoctée par Chantal qui s’annonce quand même exigeante (longues étapes et belles dénivelées). Seul René a osé s’inscrire dans cette équipée très féminine, on compte bien sûr toutes sur lui pour animer nos montées, descentes et soirées:o) !!!

Jour 1 : Grenoble (La Bastille – col de Porte) : 18 km –  D+ 1520m, D-670m

Pour économiser nos forces (mais aussi parce que nous en rêvions tous sans jamais l’avoir tenté!), nous prenons les « bulles » qui nous emmènent des quais de l’Isère à la Bastille, pour prendre rapidement de la hauteur et admirer les magnifiques toits de Grenoble vu d’en haut.

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Pas le temps de flâner dans les fortifications, une belle journée nous attend mais il est près de 11h et pas question de rater le dîner à 19h !

Nous partons donc d’un bon train pour rejoindre le col de Vence. Pique nique rapide dans les lacets menant au fort de St Eynard où la vue est toujours aussi impressionnante sur la bassin grenoblois, Belledonne et le Triève.

L’après midi, nous apprécions les traversées ombragées le long des crêtes qui dominent la vallée du Grésivaudan. Arrêt au Sappey-en-Chartreuse pour boire un verre avant la dernière petite remontée au col de Porte et prévenir Sébastien, notre hôte de notre arrivée imminente.

Le col de Porte et sa vue imprenable sur Chamechaude est atteint vers 18h pour nous laisser le temps de prendre une bonne douche avant de savourer le repas préparé par Sébastien, il est vrai que nous commencions à avoir faim ! Repas et soirée internationale que nous partageons avec une jeune belge et une famille espagnole, autour d’une initiation générale à la crapette où entraide et mauvaise foi cohabitent allègrement…Y a de la revanche dans l’air….

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Jour 2 : Col de Porte – La Scia : 21 km,  D+ 1500 m, D-1100m

Bon pied bon œil, nous partons en direction du Charmant Som. Les nuages accrochent les sommets (Chamechaude a gardé son bonnet de nuit). Peu après les chalets du Charmant Som, un point de décision s’impose : faire ou ne pas faire le sommet, qui est toujours pris dans les nuages. A l’unanimité, nous décidons de continuer notre chemin, qui est encore long….

Traversée sous le Charmant Som sur un sentier caillouteux qui coupe plusieurs pierriers impressionnants.

Pique nique à Mourinas pour finir la descente à Saint-Pierre-de-Chartreuse. Un arrêt au café s’impose avant d’entamer le kilomètre vertical qui va nous permettre d’atteindre La Scia (l’arrivée de la remontée mécanique de Saint Pierre, 900m au-dessus du village) via les rochers du Mollard.Les virages sont serrés mais René nous fait la radio et les collants pipelettes arrivent à destination presque pimpantes. Nous sommes seuls au gîte, accueillis par Pascal, isérois d’adoption, mais alsacien d’origine, qui aime l’ordre et les organisations carrées. Avec lui, il faut filer droit….Une bonne tartiflette nous remet en forme pour une deuxième soirée de crapette.

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Jour 3 : La Scia – Le Désert, 26 km, D+1170m, D-1720m

Journée exceptionnelle par la diversité des paysages. Nous partons en direction du col de la Saulce puis remontons au col de Bellefont, sous les lances de Malissard, où nous sommes accueillis par de paisibles chamois. Vue majestueuse sur Chamechaude et la dent de Crolles.

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Nous basculons ensuite sur les hauts plateaux que nous allons traverser toute la journée, Aulp du Seuil avec ses prairies alpines et ses rhododendrons en fleurs,  Alpette des Dames, à l’aplomb du cirque de Saint-Même. Quelques marmottes s’étonnent de nous voir passer. A part nous, pas âme qui vive….

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Déjeuner à l’Alpettaz que nous devons quitter précipitamment car encerclés par un troupeau de vaches curieuses, venues voir ce que nous faisions chez elles. Nous sommes partis sans demander notre reste… Nous continuons notre chemin par le pré de Pratcel et le pas de l’Echelle pour atteindre le Habert de St-Vincent puis toujours dans les alpages paturés le col de l’Alpette.

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Descente par la Plagne puis Epernay (on voyage vite avec Chantal:o) !! et désormais traditionnel arrêt au bar avant de reprendre notre ascension jusqu’au Désert. Nous sommes attendus par Christina chez qui nous allons prendre le « repas » avec ses filles, à défaut de pouvoir diner au gîte privatisé par son ex compagnon. Bref, une histoire un peu compliquée de fille un peu compliquée. Le repas est sympa, mais les portions un peu congrues (surtout après notre belle étape) qui nous laissent un peu sur notre faim:o)

Au surplus, pas de crapette ce soir, car nous sommes priés de rentrer nous coucher au gîte sans faire de bruit. Drôle de dernière soirée, mais comme nous étions tous fatigués, on en a profité pour se refaire une santé !

Jour 4 : Le Désert – Chambéry, 18 km, D+300, D-1200m

Nous quittons le gîte déjà un peu nostalgiques de rentrer dans quelques heures. Ce matin, les lumières violettes sur le Granier et sur les cirques donnent une ambiance un peu onirique.

La pointe de la Gorgeat, initialement au programme, n’est pas accessible en semaine car elle se situe dans un champ de tir militaire. Nous entamons alors la longue descente sur le bassin chambérien. Déjeuner à Montagnole ou nous envisageons de prendre un bus pour rallier la gare. Mais le temps de l’attendre, nous sommes déjà arrivés à Chambéry. Petit détour par la place des Quatre sans cul (ou fontaine des éléphants) avant de prendre un dernier verre et repartir (toujours en Flixbus) en direction d’Annecy.

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Arrivés à 16h, heureux d’avoir partagé ces quelques jours ensemble sous la houlette de Chantal A, assistée par Simone, Chantal R, Fabienne et René pour ce qui concerne les choix d’itinéraires et l’orientation (chacun son application, chacun sa trace), on ne risquait pas de se perdre !

Bilan : 6 participants (Chantal A, Chantal R, Simone, Fabienne, René, Nadine) heureux et satisfaits d’avoir pu rallier à pied Grenoble à Chambéry à pied, soit environ 80 km en 3, 5 jours.

Un très grand merci de la part de tous les participants à Chantal A pour avoir proposé ce tracé inédit et avoir organisé ce séjour, pas simple à monter car la Chartreuse se mérite et trouver des hébergements aux bons endroits n’est pas chose facile !

Cette itinérance s’inscrit dans le cadre de la semaine de la mobilité douce du CAF d’Annecy.