ALPINISME Qui n’a d’yeux que pour le granite chamoniard n’a jamais grimpé en Oisan !

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Après un été particulièrement clément sur le plan des orages et plus généralement de la météo en haute montagne, voilà qu’un front froid et pluvieux (voire neigeux !) nous est promis par MétéoFrance pour ce dernier week-end d’août. Au menu des prévisionnistes, de la pluie et de la neige pour le samedi, du soleil et du vent froid en rafale le dimanche. A charge pour nous de nous dépatouiller avec ça pour faire un beau sommet…et c’est ce que nous avons fait!

 

La thématique et le massif étaient d’ores et déjà définis : direction les Ecrins pour une ascension en rocher ! Pour ce qui est du sommet et de la voie, place au brainstorming. De beaux itinéraires sont abandonnés car hauts en altitude et/ou orientés Ouest : à n’en pas douter, il va faire frais ! Le téléphérique de La Grave nous donne potentiellement accès à pas mal de choses, mais avec le vent fort annoncé pour dimanche mieux vaut ne pas compter dessus au risque d’une sévère déconvenue pédestre au retour. Entretemps, la météo en montagne a changé, puis re-changé, puis re-re-changé…la semaine d’un encadrant s’apparente parfois à un véritable casse-tête chinois !

En fin de semaine les bases sont enfin posées : comme envisagé dans le programme initial nous monterons au refuge du Châtelleret. Toutefois, compte tenu de la météo, j’ai ressorti des cartons un itinéraire peu difficile parcouru par des copains initiateurs de mon ancien CAF il y a 7 ans déjà: l’ascension du Pic Gény par l’Arête Est intégrale. C’est une arête réputée pour son superbe rocher, offrant un ensoleillement garanti compte tenu de son exposition Est, avec l’intérêt non négligeable d’être réalisée en traversée en basculant depuis le sommet dans une autre vallée, et le tout sans téléphérique s’il vous plaît ! Si les difficultés sont modestes (Difficulté globale PD+, cotation rocher 3c), c’est un itinéraire homogène dont l’intérêt est à la fois la belle arête à la montée depuis le vallon des Etançons mais également la descente très alpine en rocher raide et délité débouchant dans le cirque du Soreiller. Pour cette sortie dont l’itinéraire final n’a pu être déterminé qu’au dernier moment, nous pouvons compter sur les sur-motivés Romain et Alix ainsi que Matthieu qui s’est joint à l’équipe pour former ainsi deux cordées hyper efficaces. A ce titre, je ne saurai que trop inviter les gens à pratiquer l’escalade et la montagne régulièrement et si possible avec le club, car il est assez délicat de prendre des inscriptions de gens que l’on n’a jamais croisé ou qui n’ont pas fait de montagne de l’été, a fortiori quand la météo annoncée est un peu compliquée.

Comme toujours, le but du jeu est d’optimiser le plaisir au maximum alors on ne fait pas les choses à moitié ! Départ d’Annecy ? samedi à 11h ! Il n’y a en effet rien à espérer de la météo pour samedi en montagne. Crampons piolet ? On laisse à la maison ! Chaussons, dégaines ? Idem ! Nous allons progresser avec des sacs légers en protégeant ici ou là avec quelques coinceurs et des sangles. C’est donc bien reposés, avec le sourire et l’irrépressible envie de fouler de nouveaux sommets que nous arrivons…sous la pluie et un ciel bouché de nuages aux couleurs gris acier. Welcome to La Bérarde ! Pour agrémenter cette atmosphère joviale, 2h30 de marche sous la pluie jusqu’au refuge dont 30 minutes sur le goudron, car il faut laisser la voiture au lieu-dit Les Etages, notre point de chute du lendemain. Bonne surprise en arrivant au refuge, les copains du CAF de Dijon, que j’avais interrogé dans la semaine, sont déjà attablés autour de quelques boissons sympathiques ! Quel plaisir de retrouver les alpinistes de mon ancien club avec qui j’ai partagé plus de 200 itinéraires et sommets à ski, en grande voie, ou en alpinisme ! Ils sont au nombre de huit, une belle équipe pour un objectif qui comme nous a été revu à la baisse : demain ils seront sur le versant d’en face pour gravir l’arête Sud du Pic Nord des Cavales par le col du clôt des Cavales. J’invite ceux qui demeurent interrogatifs à la lecture de cette phrase étrange à prendre une carte pour observer la topographie des lieux et lever ainsi leurs doutes ! Bref, nous discutons joyeusement dans le refuge car dehors le ciel ne laisse pas entrevoir la moindre éclaircie. Même la Meije reste cachée derrière d’épais nuages.

Réveil à 5h le lendemain, après un petit déjeuner tranquille, nous quittons les lieux à 5h45 pour notre fameuse arête Est du Pic Gény. Avec bonheur, nous constatons qu’aucune cordée ne vise cet objectif. Une cordée de Grenoble avec qui je discute dehors me dit « Ha le Pic Gény ! C’est vraiment très beau ! ». Bigre, sauf catastrophe, ça sent la bonne pioche. La marche d’approche sur un sentier régulier est des plus confortable, et nous laisse tout le loisir de profiter du lever de soleil sur la Meije et la Barre des Ecrins. Pour le moment MétéoFrance a tout bon et ce n’est pas inutile de le souligner. D’autant que le vent froid est également au rendez-vous ce qui ne nous incite pas à nous prélasser une fois arrivés au pied de l’arête. Nous trouvons facilement l’attaque et commençons à grimper sans tarder, avec les gants voire les couches intermédiaires pour certains. La suite est un véritable régal d’alpinisme classique, on chemine au gré des lignes de faiblesses les plus logiques sur un granite de rêve. Tiens, me revoilà transporté en vacances en Bretagne sur la côte de granite rose ! A noter qu’il est possible d’éviter un maximum de difficultés en restant à droite du fil de l’arête versant Plaret, mais entre marcher sur des vires en rocher moyen et grimper sur le fil de l’arête un rocher excellent, nous privilégions l’options plus « grimpante » et aérienne.

Le topo indiquait 1h30 à 2h30 de marche d’approche et entre 3h et 5h d’arête. Mais les comptes rendus de CamptoCamp font état de timings autrement moins flatteurs : nombre de cordées dépassent allègrement les 6 h d’ascension, certains « records » évoquent des arrivées au refuge du Soreiller entre 20h et 23h…. Autant dire que je n’avais aucune intention de jouer au jeu de « la plus longue ascension du Pic Gény ». Par prudence, nous tablons sur des horaires médians à savoir 2h d’approche et 4h de grimpe. Avec un départ vers 6h, cela doit nous amener vers midi au sommet. C’était sans compter sur le très bon niveau du groupe qui répond présent au rythme imprimé tout au long de l’approche et de l’ascension. Quelques courtes pauses, efficacité dans les manips et un maximum d’escalade en corde tendue, et nous voilà à 10h45 au sommet sans nous presser ! Tout le monde est en forme, ce qui nous a permis d’avaler ce beau parcours d’arête de 600m de dénivelé, auxquels il convient d’ajouter les 800m de dénivelés de l’approche. La perspective d’une interminable journée de galère, lot commun de nombreux alpinistes, semble pour nous s’éloigner.

Nous profitons alors de l’ambiance exceptionnelle et apaisante à la faveur d’une longue pause au sommet, à cheval entre les deux vallées glaciaires des Etançons et du Soreiller. Aucune autre cordée ni signe de présence humaine en vue, nous sommes tous les quatre juchés sur notre sommet pour savourer ensemble ce super moment passé en montagne. L’ambiance dans le groupe est toujours au beau fixe, à l’image de la météo qui nous permet de profiter d’un panorama à 360° sur les sommets de l’Oisan : La Barre des Ecrins, la Meije, Le Râteau, la Grande Ruine, les Ailefroides, les Bans… pour ne citer que quelques-uns des prestigieux gardiens des lieux qui se dressent autour de nous.

Mais voilà que vient l’heure de la descente et comme le rappelle justement Matthieu, « c’est une deuxième course qui commence » ! Car le beau granite rouge-orangé de la montée est vite oublié quand on regarde les piles d’assiettes couleur rouille entassées au-dessus d’immenses barres rocheuses. Le côté obscur de l’Oisan en quelque sorte ! Le Pic Gény a ceci d’intéressant qu’il offre une course complète et nul doute que ce qui nous attend n’a rien d’une paisible descente en téléphérique ! Couloirs raides, vires étroites, désescalade prudente sur du mauvais rocher, navigation à vue en permanence au-dessus des barres rocheuses, voilà ce qui égrène notre descente et constitue un excellent apprentissage pour Romain et Alix qui conservent malgré tout leur bonne humeur et leur enthousiasme. Les névés d’arrivés se trouvent plusieurs centaines de mètres sous nos pieds, la zipette d’inattention est donc à proscrire. En corde tendue à 3m, les deux cordées collées au plus près pour ne pas nous envoyer de cailloux mutuellement, on vit pleinement le côté « sport d’équipe » de l’alpinisme. Si le terme « d’esprit de cordée » est aujourd’hui galvaudé, le caractère collectif de chaque ascension et de chaque redescente a quelque chose d’indicible et de puissant, et l’on peut ressentir le plaisir et le soulagement qui parcours chacun une fois que le dernier membre de la dernière cordée pose enfin le pied sur le plancher des vaches. La descente est souvent un révélateur du niveau des cordées, et il n’est pas rare d’exploser les horaires. La fatigue de l’ascension, le stress de la chute et le manque d’aisance en terrain à chamois constituent un véritable défi pour des alpinistes peu expérimentés ou à l’inverse trop confiants. Nous en terminons avec la désescalade après 2h de descente sans encombre, contrat brillamment rempli pour Alix et Romain !

S’ensuit un cheminement à vue dans un pierrier débonnaire en direction du refuge du Soreiller, auquel nous décidons de faire une halte pour la traditionnelle bière de l’amitié : pourquoi aller la boire tout en bas quand on peut le faire en terrasse au soleil au pied de l’imposante aiguille Dibona ? Les difficultés sont désormais derrière nous mais la voiture est encore loin. Elle est précisément 1100m plus bas, garée sagement aux Etages. Il nous faut donc à présent descendre ce long vallon encaissé mais que je sais être fort joli pour y être monté il y a quelques années. C’est à la fois comblés et fatigués que nous atteignons le parking et la voiture vers 17h, soit douze heures après le saut du lit. Une longue et bien belle journée de montagne.

Conseils du jour :

L’arête Est du Pic Gény est un excellent test de sa capacité ou non à tenir les horaires. Il est très facile d’économiser du temps… ou à l’inverse d’en perdre ! La stratégie retenue est celle d’une progression à corde tendue en encordement long (30m) afin de profiter des nombreux blocs solides qui parsèment le fil de l’arête. Quelques passages opposent une escalade un peu moins évidente et/ou au rocher douteux, il faut donc rester méfiant et prendre le temps de protéger correctement malgré tout.

L’étude minutieuse de l’approche, de l’attaque, et de l’itinéraire ne sont pas cruciales sur cette ascension. En revanche, il est impératif de potasser la descente en s’aidant des nombreux comptes rendus disponibles en ligne sous peine d’exploser l’horaire à la descente voire de se mettre en danger. En utilisant toutes les informations disponibles, le cheminement est relativement évident et se vit bien malgré la mauvaise qualité du rocher et l’exposition quasi-permanente.

La traversée nous a pris grosso modo 11h tout compris du refuge du Châtelleret au parking des Etages à 4 avec des sacs légers (départ vers 5h45 – arrivée à 17h). Mieux vaut donc ne pas trainer même si cela inclus une pause de trois quarts d’heure au Soreiller. Si la météo le permet, il est cependant possible de supprimer le temps d’approche grâce aux excellents emplacements de bivouac tout près du départ de l’arête. Beaucoup de cordées s’arrêtent également pour une seconde nuit au refuge du Soreiller, ce qui peut donner l’occasion de coupler avec une voie d’escalade sur l’Aiguille Dibona.

L’approche se fait sous un temps pluvieux et gris, heureusement égayée par des rencontres insolites

Approche

 

Lever de Soleil sur les Ecrin, de la Meije Orientale à la Grande Ruine. A droite, la Barre des Ecrins nous fait de l’oeil

Lever de soleil

 

Tout au long de l’ascension, le rocher est exceptionnel pour des cotations débonnaires

rocher

 

Le beau parcours d’arête se développe sur 600m de dénivelé

arete

 

La Meije nous accompagne toute la matinée, pour le plus grand plaisir des ascensionnistes du jour

summit

 

Le descente, c’est par là ! Rejoindre les névés 500m plus bas n’est pas une mince affaire… on est content quand ça se termine !

descente

 

Départ du refuge du Soreiller, derniers regards vers la belle aiguille Dibona

Dibona

 

Un beau vallon ombragé nous ramène en douceur à la civilisation

vallon

 

De bonne humeur jusqu’au bout !

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Les Dents Blanches (2728 m) – Samoëns – Haut Giffre


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Sortie : Les Dents Blanches (2728 m) – Samoëns – Haut Giffre

Date : 12 août 2018

Encadrant : Jean-Claude Corsetti

Ce matin nous sommes six Rando-Alpinistes (?) pour accompagner Jean-Claude dans les Dents Blanches du Haut Giffre.
Cette sortie est en effet classée en RandoAlpine. Au fait Jean-Claude c’est quoi une RandoAlpine ? Quelle différence avec une rando R3 ? Est-ce déjà de l’alpinisme ? Autant de questions qui trouveront leurs réponses sur le terrain, au fur et à mesure du cheminement et des conditions rencontrées.

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Vallon des Dents d’Oddaz en direction du col de Bostan

Le départ de la randonnée se situe au parking juste au dessus du hameau des Allamands à 1096 m. Nous remontons le sentier en direction du refuge de Bostan.

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Carte de l’itinéraire jusqu’au col de Bostan

Nous croiserons à plusieurs reprises le GRP du tour des Dents Blanches qui suit la piste. La montée se poursuit jusqu’au col de Bostan (2290 m) en longeant les Dents d’Oddaz. 

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Les Dents Blanches depuis le Pas de la Latte

Du col, la vue est superbe sur le Val d’Illiez et les Dents du Midi (une prochaine RA proposée par JCC).
De là nous prendrons le sentier qui monte à la Golette de l’Oule. Nous le quitterons (vers 2400 m) en direction Est par une trace qui traverse sous la Pointe de la Golette avant de rejoindre la vaste combe d’éboulis.
C’est à partir de là que les notions d’exposition et d’engagement données par Jean-Claude nous sont apparues tout d’un coup plus évidentes! En gros, dans ce type de randonnée, il ne faut pas glisser, ne pas tomber, ne pas faire chuter les pierres, et avoir le pied sûr malgré le vide et l’instabilité du terrain. En prime quelques notions d’assurage ne sont pas superflues au cas où…

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Remontée dans les éboulis juste sous le sommet. Vue sur le sentier de la Golette de l’Oule

Ceci étant précisé nous pouvons continuer notre chemin… Nous remonterons cette combe d’éboulis jusqu’à buter sous les barres rocheuses. Ensuite, nous prenons en direction de la raide rampe de caillasses vers la gauche, que nous éviterons en longeant la longue écaille à droite où vient buter le pierrier. 

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Montée finale aux Dents Blanches Occidentales (2708m)

On débouche finalement sur la cime des Dents Blanches Occidentales (2708 m).

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Arrivée au sommet juste à l’heure pour le pique-nique ! 

Un peu plus loin à l’est se trouve la Dent du Signal (2728 m), point culminant des Dents Blanches. Le cheminement se fait le long d’une longue arête rocheuse sans difficulté mais très aérienne et exposée. Un grand moment de plaisir et de beauté pour les plus téméraires qui avaient accepté de suivre Jean-Claude. Des instants privilégiés pour des randonneurs peu habitués à s’aventurer sur des terrains aussi vertigineux. Mille merci à Jean-Claude de l’avoir proposé.

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En pleine action sur le fil de l’arête rocheuse de la Dent du Signal, aérienne et exposée.

La descente s’est déroulée par le chemin de montée jusqu’au col de Bostan. De là, direction de la Tête de Bostan et du col de la Golèse par le pas de la Latte. Au plateau des Lagots (1810m) nous prendrons la direction vers le Refuge de Bostan jusqu’à retrouver le chemin de montée et le parking des Allamands.

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Les Dents d’Oddaz depuis le plateau des Lagots (1810m)

 

Les participants (dans l’ordre d’entrée en scène) :
Jean-Claude Corsetti
Jean-Claude Corn
Claudette, Jérome, Peter, José et Maurice.

Itinéraire :
Départ : parking les Allamands (1096 m)
Distance : 18 km
D+ : 1700 m
Altitude maxi : 2728 m (Dent du Signal)

Merci à tous pour cette belle journée avec un grand merci à nos deux JCC (Jean-Claude Corsetti et Corn).

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Le Col des Sept Laux

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Cette fois-ci Gilbert nous a emmenés dans le Massif de Belledone direction le Col des Sept Laux.

Au programme : une succession de lacs maintenus par des barrages.

 

 

Ce sont 14 randonneurs qui prennent le départ depuis Fond de France sur le GR Tour du Pays d’Allevard. Le début du parcours s’effectue en forêt pour finalement arriver à découvert d’où nous bénéficions d’une belle vue sur la Crête de Mouchillon.

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De petites résurgences d’eau jalonnent notre montée.

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Au niveau du Col de la Vieille, c’est tout d’abord un chalet d’EDF que nous découvrons.

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Puis, en prenant un peu de hauteur, nous bénéficions d’une vue plongeante sur le Lac Noir surplombé du Roc de Pendet.

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Nous sommes à présent sur le GR du Tour des Lacs des Sept Laux où quelques poches d’eau permettent la prolifération de linaigrettes.

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Nous continuons notre chemin, direction le lac Carré.

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Le groupe se rassemble à l’entrée du passage permettant d’accéder au refuge des Sept Laux. Le niveau de l’eau inhabituellement bas nous laisse à penser qu’il ya des travaux au niveau de certains barrages.

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Puis c’est le Lac de la Motte que nous longeons.

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Voici à présent le Lac Cottepens avec vue au loin sur le refuge.

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En prennant un peu de hauteur, nous pouvons apercevoir tant le Lac de la Motte qu’un bout de celui Cottepens.

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Après la pause repas, nous reprenons notre parcours en longeant le Lac Cottepens.

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Au bout du Lac du Cos, nous apercevons le Col de Sept Laux …

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… où nous sommes bien accueillis !

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Nous n’irons pas au delà du Col. Nous admirons donc une dernière fois le Lac du Cos et ses cascades

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puis nous nous en retournons.

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Les vues sur le retour sont tout aussi belles qu’à l’aller.

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Ce fut au final un parcours de près de 18 km et 1200 km.

Trace Sept Laux

Photos : Alain, Valérie, Séverine

ALPINISME Belle expérience à 4000m pour 4 alpinistes du club…et même 5 !

20180812 093253Si les chutes de pierres et de séracs ont malheureusement émaillé la saison d’alpinisme côté français, les conditions dans le Valais Suisse demeurent quant à elles excellentes !

Cela a permis à 4 membres du club de vivre leur premier sommet à 4000 en alpinisme le 12 août dernier, l’Allalinhorn (4027m) par l’itinéraire de la Hohlaubgrat (Difficulté : PD+ / arête de neige et escalade en rocher).

Une semaine plus tôt, je partais avec Thibaut, issu du Groupe Jeune, gravir un autre 4000 du Valais : la Dent Blanche (4357m) par l’arête Sud, une course sérieuse et parmi les plus belles des Alpes dans ce niveau de difficulté (Difficulté : AD / arête de neige et escalade en mixte glace, neige et rocher).

En ce début août, le club compte ainsi 5 nouveaux détenteurs de 4000 ravis de cette belle expérience en haute montagne !

L’idée m’était venue début juillet lors du joli raid Chamonix-Zermatt au cours duquel le beau temps ne nous a pas quittés. J’ai pu contempler la massive et superbe Dent Blanche (4357m) qui me paraît alors en excellentes conditions. Aucune info ne filtre sur internet en ce début du mois d’août, les derniers comptes rendus datent alors de 2017. Entre-temps, c’est en initiateur rigoureux que je me suis chargé d’entretenir mon acclimatation… en passant 15 jours de vacances au bord de la mer ! Je me cale néanmoins avec Thibaut, en excellente condition physique, qui a loupé à son grand regret la dernière sortie au Mont Viso. A noter que Thibaut est issu du Groupe Jeune Alpinistes du club, et suit à ce titre les sorties et formations menées par Matthieu Dagand et plusieurs Guides de Hautes Montagne. Il est très motivé pour m’accompagner sur cette superbe mais grande course. A peine déplié les bagages, je troque donc serviettes et maillot de bain contre doudoune et crampons et c’est parti pour le Valais !

Le récit de cette ascension ne fera pas partie de ce compte rendu, n’étant pas à proprement parler une sortie club. Disons simplement que les conditions et le déroulement de cette longue course furent excellentes en tout point ! L’arrivée au sommet, ou pourrait-on dire en plein ciel, constitue un grand moment. Attention, comme toujours c’est la descente qu’il convient de réussir proprement car le terrain est technique et le vide omniprésent dans les immenses faces de part et d’autre de l’arête.

Revenons-en à la sortie club proposée en ce week-end du 11-12 août. Le bon créneau météo est court, les températures relativement élevées, mais la fenêtre semble suffisamment bonne. C’est un excellent groupe de 5 alpinistes que nous constituons, avec Natacha, Malika, Nicolas et enfin Jean-Christophe qui poursuit sa belle progression au fil de la saison.

Le spectacle à l’arrivée au parking est envoûtant et irréel. De droite à gauche, les monstres de neige et de roc nous surplombent : au-dessus de nos têtes, la Lenzspitze (4294m), le Dom des Mischabels (4545m), le Täschhorn (4491m), l’Alphubel (4206m) et l’Allalinhorn (4027m). Derrière nous, le Weissmies (4017m), le Lagginhorn (4010m) et le Fletschorn (3985m). Devant nous, les camions des équipes nationales de ski plusieurs nations d’Europe, des terrains de tennis, et des hôtels 5 étoiles dont les petits véhicules électriques transportent les bagages des touristes fortunés depuis le parking jusqu’à l’entrée des hôtels. La Suisse, paysage de contrastes saisissants où se côtoient la puissance de la nature et l’argent roi.

 

La vue au parking est écrasante. L’Allalinhorn est la bosse de neige tout à gauche.

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Le refuge Britannia est construit à 3030m d’altitude, et remonter à pied dans les cailloux sous les câbles du téléphérique ne m’enchante guère. Nous allons donc faire entorse à l’alpinisme « classique » et prendre la remontée de Felskinn qui diminue singulièrement les efforts à la montée et nous autorise un départ tranquille d’Annecy le samedi matin. Il faut dire que la semaine précédente avec Thibaut, nulle remontée mécanique dans le Val d’Hérens, nous avons monté (et descendu) 1700m de dénivelé avec les gros sacs rien que pour atteindre le refuge ! Mon goût pour ce genre d’exercice n’étant pas illimité, le téléphérique tombe à point nommé. Cela tombe d’autant mieux que les membres du groupe ont eux aussi profité de vacances au bord de l’eau et n’ont pas eu l’occasion de s’acclimater à la haute altitude ces dernières semaines. L’après-midi et la nuit passés à 3000 seront tout à fait suffisants au vu de la très bonne condition physique des uns et des autres.

Sur la plateforme d’arrivée du téléphérique, force est de constater qu’ici aussi les glaciers souffrent de la chaleur, au point de compromettre l’itinéraire de descente pour regagner la benne ! Il faudra donc improviser. Nous parcourons sans encombre le chemin qui relie l’arrivée du téléphérique de Felskinn à la Britanniahütte en une petite heure. Pas d’orage à l’horizon, il fait grand beau sur le Valais ! Cela nous permet de profiter pleinement en terrasse du paysage exceptionnel qu’offre la cabane : les magnifiques Strahlhorn (4190m) et Rimpfischorn (4199m) que nous tâcheront de réaliser à ski l’hiver prochain apparaissent sous nos yeux, mais également l’Allalinhorn et sa fameuse arête Est également appelée Hohlaubgrat, au menu de ce week-end. Tel que je l’avais espéré, l’ambiance redevient plus conforme à ce que l’on aime en haute montagne : les remontées mécaniques, les touristes, et autres sportifs aux tenues moulantes et bariolées ont disparu. On contemple alors les immenses langues glaciaires, les parois vertigineuses et les dômes de neige majestueux. De grandes cascades issues de la fonte des glaciers et quelques jeunes bouquetins à l’aisance insolente viennent animer ce paysage grandiose.

La Britanniahütte, notre refuge, est en vue!

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La vue depuis la terrasse est alléchante ! De gauche à droite : Le Strahlhorn (4190m), le Rimpfischorn (4199m) et l’Allalinhorn (4027m).

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Zoom sur notre objectif du lendemain : l’arête Est de l’Allinhorn. Demain nous serons là haut !

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Nous faisons quelques exercices de révision des manips de corde tant que le soleil consent à nous apporter un peu de chaleur puis nous rentrons car la température à l’ombre chute rapidement. Si le refuge est particulièrement confortable, on peut déplorer la nourriture franchement banale pour ne pas dire peu appétissante. Je file repérer l’approche après le repas avant de rejoindre tout le monde pour une courte nuit. Point positif, le personnel est très attentif aux horaires et impose un petit déjeuner à 4h pour notre itinéraire. Une aide gardienne vient même nous tirer du lit à 3h45 ! L’inconvénient est qu’avec le raccourcissement des journées, nous parcourons tout le glacier dans le noir complet.

Chacun se montre efficace malgré le réveil en pleine nuit et nous décollons du refuge à 4h30. Un court sentier nous amène au glacier de Hohlaub. Le ciel est peu nuageux mais la lune ne se montre pas et nous évoluons dans le noir. Rapidement les premières crevasses apparaissent et la pente s’accentue. Nous avançons tranquillement à corde tendue en deux cordées : j’emmène Natacha et Malika tandis que Jean-Christophe et Nicolas évoluent quelques mètres derrière nous sous le leadership de Jean-Christophe.

Nous sommes quasiment les premiers à avoir quitté le refuge. Seule une cordée de deux nous précède, dont je me méfie particulièrement. Il s’agit de deux jeunes « alpinistes » évoluant sans casques, corde molle auquel le second de cordée semble avoir trouvé une solution en marchant souvent avec 1m de mou à la main y compris dans les passages plus raides en glace, matériel mal disposé au baudrier et broches à glaces bien encapuchonnées dans leurs filets et leurs bouchons. La panoplie des parfaits dangers publics en montagne, et malgré mes conseils répétés en Français puis en Anglais rien n’y fera. C’est bien regrettable car malgré les conditions globalement excellentes et les difficultés techniques modérées, il convient d’être vigilant. Il faut franchir crevasses et rimaye pentues avant d’accéder à l’arête proprement dite, et si les passages raides sont courts et bien tracés, ils sont en glace en cette mi-août où le soleil tape fort. Nous devons donc régulièrement faire notre propre trace pour essayer de trouver un peu plus de neige, mais nous devons régulièrement nous résoudre à affronter la glace vive ici et là. Cordes tendues, consignes répétées sur les techniques de cramponnage, concentration de rigueur, et tout le monde s’en sort à merveille. Alors que nous gagnons le fil de l’arête, le soleil fait son apparition. Le dôme de neige de l’Allalinhorn s’illumine soudain de cette couleur rose-orangée unique qui rend la neige si belle aux premiers rayons du soleil. Nous poursuivons notre ascension près du fil de l’arête. Tandis que nous nous élevons, apparaissent à notre droite les sommets majeurs qui égrènent la longue arête rocheuse qui s’étend de l’Alphubel à la Lenspitze en passant le Täschhorn et le Dom des Mischabels, puis à notre gauche le Strahlhorn et le Rimpfischorn. Il fait grand beau et le panorama au sommet promet d’être exceptionnel !

Lever de soleil sur le Weissmies

A notre gauche apparaissent le Strahlhorn et le Rimpfischorn. Entre les deux, les sommets du Mont Rose ! 

 

La pente se radit et nous arrivons sous la barre rocheuse

 

La pente se raidit de nouveau et nous arrivons à la barre rocheuse sur laquelle vient buter l’arête de neige. L’attaque est une courte pente de glace raide sur laquelle il faut prendre pied avant d’escalader le rocher en crampons. Deux courtes longueurs d’une quinzaine de mètres en bon rocher nous amènent au pied du dernier ressaut, que je contourne par la gauche dans du rocher facile et aérien mais de bien piètre qualité ! Conformément au topo, nous contournons un dernier bastion rocheux par la droite sur une arête de neige qui se révèle être en glace et nous atteignons le sommet à 8h45.

Les deux premières longueurs proposent un rocher agréable à grimper (Photo Nico)

 

La suite est en revanche consituée de rochers posés délicats à négocier (Photo Nico)

 

A gauche du dernier bastion rocheux, le Cervin et le Breithorn

 

La belle arête qui mène au sommet et devant nous, tous les sommets du Valais au Mont Blanc

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Happy Summiters !

Le spectacle est à la hauteur de nos attentes : nous voyons autour de nous un nombre incalculable de sommets et les couleurs sont magnifiques. Ils sont tous là : les sommets du Mont Rose et le Cervin si proches, tous les sommets du Valais plus prestigieux les uns que les autres, jusqu’au Mont Blanc et à l’Aiguille Verte. La descente par la voie normale, en excellentes conditions et plus facile, n’en constitue pas moins un excellent exercice de cramponnage pour chacun. Nous pimentons quelque peu l’itinéraire en descendant une pente peu exposée mais très raide au point de la désescalader… avant de constater au détour d’un bourrelet de neige qu’une gigantesque échelle positionnée 10m plus loin venait sécuriser ce passage technique ! Qu’à cela ne tienne, le groupe s’exclame à l’unisson « c’était bien mieux par là que par l’échelle ! ». Un dernier regard sur l’arête parcourue avant d’entamer la descente, et chacun savoure ce premier sommet de plus de 4000m gravi en alpinisme. Natacha, Malika et Nicolas se sont parfaitement débrouillés bien que davantage habitués au ski de rando qu’à l’alpinisme, et Jean-Christophe a très bien mené sa cordée le tout dans une très bonne ambiance. Encore un excellent week-end passé en montagne. Bravo à tous !

Belle ambiance à la descente. En haut à droite de la photo, les minuscules silhouettes des alpinistes sur la voie normale.

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L’Aiguille Grive (Vanoise)

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Une belle randonnée dans le massif de la Vanoise, à la frontière entre le Paradis et le Paradiski.

Encadrant : Anne-Laure CREDOZ /  D+ : 1250 m /  Alt max : 2733 m

Départ de la Chénarie à 1550m, sur la commune de Peisey-Nancroix. Il s’agit de rejoindre l’Aiguille Grive à 2733m, en passant par le col d’Entreporte. Nous empruntons le chemin de pèlerinage montant aux Vernettes et arrivons rapidement au hameau de Pracompuet joliment rénové.

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Première halte devant la chapelle Saint-Jacques-le-Majeur où une Vierge noire à l’enfant y est vénérée. Un panneau d’information nous précise qu’elle est « identique à celle du sanctuaire d’Oropa en Italie, où des peiserots avaient émigrés à la fin du XVIIeme siècle ».

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Nous poursuivons sur le chemin de Pèlerinage qui mène à la chapelle des Vernettes dédiée à la Vierge de Pitié, « protectrice des enfants mort-nés, sainte patronne des lépreux et, plus généralement de tous les malades incurables ».

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L’histoire de cette chapelle nous apprend qu’une guérison miraculeuse aurait eu lieu en 1702 au contact de l’eau d’une source voisine. Le mouvement de dévotion qui s’en est suivi a mené vers ce lieu de nombreux malades des vallées environnantes. Un premier oratoire est construit en 1703. Quelques années plus tard, l’évêque de Tarentaise autorise la construction d’une chapelle à proximité, sur un replat à l’abri des avalanches. Achevées en 1742, elle est, comme la plupart des édifices religieux baroques savoyards, l’œuvre d’artisans et d’artistes piémontais.

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Depuis le pèlerinage n’a jamais cessé, tous les 16 juillet, fête de Notre-Dame-du-Mont-Carmel.

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La progression jusque-là aisée se corse un peu pour monter vers un premier contact avec le domaine skiable où l’on croise des VTTistes carapaçonnés. On s’en éloigne rapidement grâce à une traversée à flanc, avec quelques passages caillouteux instables, puis c’est la montée finale au col d’Entreporte (2389m) dont la raideur est compensée par de nombreux lacets.

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Ce col d’Entreporte sépare l’Aiguille Rousse, une impressionnante falaise rouge et l’Aiguille Grive, but de la randonnée, où l’on parviendra en moins d’une heure en montant droit dans la pente du talweg puis en contournant le sommet et en grimpant l’arête terminale.

Se dévoile alors un panorama à 360° dont une table d’orientation permet d’identifier les sommets environnants : l’Aliet, la Grande Motte, la face Nord de la grande Casse, le Mont Pourri, bien sûr aussi le Mont Blanc (partiellement dans les nuages) et le massif de Beaufortain avec la Pierra Menta.

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Pique-Nique sur la crête, au contact des nombreux « randonneurs » arrivant depuis l’autre versant, où la marche d’approche est facilitée par l’utilisation des moyens du Paradiski à l’heure d’été (station des Arcs).

La descente contourne l’Aiguille Rousse par l’est, dans les alpages, en passant par les chalets de la Chail et la Grangette.

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Plus qu’une demi-heure de marche sur une piste puis un sentier et on peut alors rejoindre le bus du Club et la fontaine rafraichissante située à proximité.

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Les Cosmiques

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Dans le cadre d’une collective du CAF qui nous amenait au refuge des Cosmiques pour y réaliser quelques courses d’alpinisme aux alentours, les samedi 28 et dimanche 29 juillet 2018, nous avions rendez-vous avec Bastien LLORCA, notre guide, à 8h au départ du téléphérique de l’Aiguille du Midi à Chamonix.
La matinée était annoncée couverte mais sans pluie.
Au sommet de l’Aiguille, préparation du matériel et départ sur l’arête enneigée pour rejoindre le refuge des Cosmiques en contrebas.

 

 

 

Prêts à partir.

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Rémi, Patrick, Jean-Claude, Kerstin et Julia sur l’arête enneigée du départ

Ne nous connaissant pas, Bastien nous a tout de suite testés sur l’arête de l’Aiguille.

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 Rémi, Patrick et Jean-Claude au départ de l’arête de l’Aiguille

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Kerstin et Julia pendant l’ascension de l’arête de l’Aiguille.

Tout s’est bien passé et l’arrivée était fabuleuse sur la terrasse du refuge après avoir essuyé un peu de grêle et de pluie pendant l’ascension.

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Vue de la terrasse du refuge des Cosmiques


Le temps orageux et venté interdisait toutes sorties possibles l’après midi.
Après une petite sieste, le reste de la journée fût dédié aux maniements de cordes avec nœuds en tout genre, cabestan, demi-cabestan, de mule etc.
La nuit, à 3613 m, fût calme et très réparatrice malgré quelques maux de crâne pour certain(e)s.
Le dimanche 29 juillet 2018, réveil à 4 h 30 suivi du petit déjeuner. Nous sommes prêts pour le départ à 5 h 50.

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Refuge des Cosmiques sur fond de Mont Maudit


Nous organisons 2 cordées de 3.
La première composée de Julia, Kerstin et Bastien, la deuxième de Rémi, Jean-Claude et Patrick.

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Manque Bastien sur la photo


Très concentrés sur les maniements de corde pour assurer nos compagnons de cordée, nous avons accompli l’ascension de l’arête des Cosmiques sans encombre au bout de 4 h 50.

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Bastien en pleine action


L’arrivée est spectaculaire car avant d’aboutir sur la terrasse basse de l’Aiguille du Midi, nous passons la dernière difficulté sous l’objectif des appareils photos des touristes venus en masse contempler la beauté du paysage à 3842 m.

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Grand moment d’émotion sur la terrasse en se félicitant de cette superbe course que Bastien nous a permis de partager.

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Photos de Kerstin, Bastien et Patrick

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Camp d’été : le buffet des Huiles

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Pendant le camp d’été, tous les soirs a lieu en comité réduit un rituel des plus mystérieux. Sous le barnum, certains membres triés sur le volet se réunissent dans le plus grand secret. Seules les Huiles du CAF peuvent siéger à ce buffet. On y trouve les mets les plus délicieux, les vins les plus raffinés et les fauteuils les plus confortables. Cette assemblée y prépare des projets pharaoniques grâce aux immenses pouvoirs de ses membres.

L’enquête menée sur certains de ses individus révèle la puissance de cette confrérie.

 

 

 

 

Janine :

Janine

C’est sans nul doute la femme la plus importante de cet énigmatique rassemblement. Elle a eu le pouvoir sur l’organisation du camp pendant 10 ans. Sa magie est telle que d’une simple volonté elle peut faire venir pendant 15 jours plus d’une soixantaine de personnes heureuses. Non seulement les gens viennent mais en plus ils la remercient. Elle est de plus membre du vieux couple, une alliance dont le potentiel n’a que peu de limite.

 

 

 

 

 

 

Jean Claude Corn

JCC

Ce personnage a une rigueur machiavélique implacable. Tous les jours, il part avec quelques adeptes accomplir une randonnée préméditée.  Ces destinations sont décidées bien avant le début du camp. Cela lui permet de dépasser largement les 10 000 m de dénivelé en 15 jours. L’Everest n’est qu’a 8848 m. Montant des expéditions d’une dizaine de loyaux fidèles. Il peut partir en balade pendant des heures. Il jette un sortilège contre le temps lui-même. Cela lui permet de toujours réapparaître à l’heure pour l’apéro (contrairement à d’autre). Son estime pour les grimpeurs varie en fonction de leur ponctualité variable. Souriants et à l’heure, ces disciples n’ont aucune inquiétude. C’est sans doute son sort le plus puissant.  C’est l’autre membre du vieux couple. Sa position est renforcée par son statut de Co- trésorier. Grâce à lui, le buffet de Janine contrôle également les finances. Son œil avisé ne laisse personne à l’abri. Ni dette ni bénéfice, l’implacable exactitude.

 

 

 

 

 

Jacques Muzard

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Cet être possède le pouvoir matériel. Dans son antre se cache un trésor d’une valeur incalculable. Toutes les personnes du camp ont un jour du s’introduire dans sa tente afin de récupérer quelque chose. Toutefois, sa puissance n’est pas que matérielle. Il organise une importante partie des sorties aériennes, gazeuses ou encore magiques. On peut le croiser n’importe où en grande voie. Son terrain de prédilection est une falaise de plusieurs centaines de mètres. Se méfier s’il signale une expédition un peu plus aérienne. Passer en tête peut alors nécessiter du calme, du contrôle voire une certaine capacité d’abstraction ou de détachement. Son pouvoir principal réside sans doute dans ces qualités-là. On peut le soupçonner d’avoir reçu une initiation à l’art de la lévitation. Il est rentré au CAF à une époque où l’inscription se méritait. Il est reconnaissable lorsqu’il s’agit de faire sécher des cordes sur une poutre de balançoire. Il doit à ce moment faire preuve d’imagination afin d’arriver à ces fins, la nature ne lui ayant pas accordé de facilité de ce côté

 

 

 

 

 

 

Isabelle Nasraoui

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Si Janine est responsable de la propagande, Isabelle contrôle la connaissance. Cette organisation a, grâce à elle, un accès illimité aux cartes et livres. Elle est tout à fait capable de faire quatre allers-retours sur Annecy en quinze jours. Cela lui a permis de former le futur du CAF. Le buffet, par elle, contrôle aussi l’avenir.

 

 

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Dans ce buffet, on trouve également Sylvie, la disciple de Janine et future organisatrice de ce rassemblement. On peut aussi apercevoir JCC. Un être que l’enquête n’a pas fini de percer à jour. On sait simplement qu’il occupe une place importante dans l’alpinisme. On peut aussi apercevoir Patrick et même la secrétaire du CAF, Isabelle, dont le rôle est plus qu’incontestable.

 

 

L’absent

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Le grand absent du buffet de Janine est un sorcier qui part toujours à 13h30 du camp pour un rituel de 2 jours.  On peut l’entendre hululer 10h10 !!!! 10h10 à 6h du matin le lendemain.  Et après cette incantation, on retrouve 8 personnes au camp avec de curieux symptômes : les pieds rouges, une fatigue caractérisée et le sourire béat comme s’ils avaient vu l’indescriptible « là-haut ». Au fur et à mesure du camp, il devient reconnaissable par une curieuse marque rouge au milieu du front. Sans doute l’œuvre du démon rodant près de la Villette[2].

[2] Ceci n’est pas une faute d’orthographe

 

 

 

 

 

 

 

 

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Ma main tremble en écrivant ces lignes. La censure est risquée. J’espère pouvoir continuer à vivre après cet article où je pense avoir cité bien assez de gens capables de me démissionner. Mêlant magie et pouvoir, ces êtres sont tous responsables de ce côté fantastique de l’aventure. Je vous déconseille fortement de venir à ce camp. Vous pourriez être ensorcelé et ressentir le furieux désir de vouloir y retourner. Chaque mot en gras cache une histoire survenue lors de ce camp d’été. Et bien d’autres histoires encore moins descriptibles y sont chaque année vécues.  La particularité de cet endroit est que chacun y est acteur. Certains emmènent, d’autre ramènent avec un sourire, un apéro, une voiture ou simplement une présence; tout le monde a un rôle plus ou moins choisi. Ce sont ces mille petits détails produits par chacun et consommés par tous qui font de cet endroit quelque chose de difficile à décrire mais d’imaginaire à vivre.

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Une action en faveur du TETRAS-LYRE !

TetraLe Parc naturel régional du Massif des Bauges et ses partenaires conduisent depuis plusieurs années des actions en faveur du tétras-lyre, espèce emblématique de nos massifs de montagne.

Le tétras-lyre les rassemble autour des projets de territoire, notamment au travers des démarches agri-environnementales, des activités de pleine nature, de la connaissance et la recherche, de l’éducation.

Pour mieux connaître et sensibiliser le grand public pratiquant de la montagne au tétras-lyre, le Parc naturel régional des Bauges, aux côtés de l’agence Helio Films, présentent le clip d’animation : « Prudence, ça roucoule ! » (durée: 4min30).

 Cliquez sur le lien pour visionner le clip : Prudence, ça roucoule

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