Le Luisin (Valais)

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J’avais repéré ce sommet depuis de nombreuses années dans le livre de Pierre Millon, Les sentiers du vertige en Haute-Savoie, Ed Glénat. Enfin je me décidais à le mettre au programme.

Un début de semaine pluvieux nous faisait craindre une annulation, mais tout s’arrange et nous sommes neuf (André, Marie-Jeanne, Jérôme, Martine, Maurice, Doriane, Iris, Denis et moi-même) à partir au dessus de Finhaut dans quelques écharpes de brumes, restes de la pluie de la veille.

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Un bon sentier à travers forêts de mélèzes et l’alpage de la Tenda nous emmène jusqu’à la Creusaz (sommet du télécabine des Marécottes).

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Nous avons marché 2h, parcouru 5 km,  »grimpé » de 450 m à peine (mais il y avait beaucoup de descentes), nous ne sommes donc pas encore entré dans le vif du sujet. Restent 1000 m bien raides au dessus de nos têtes, il faut donc se recharger en énergie.

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Après une montée  »dré dans l’pentu », slalomant entre les pare avalanches, nous attaquons les 500 derniers mètres via une succession de cheminées et vires que nos amis suisses ont amplement équipé de cordes, chaînes et autres échelles.

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Il est 14h00 quand nous arrivons au sommet, bien étroit, après 5h30 de marche et grimpe. Les sourires suffisent à décrire la satisfaction d’y être parvenu après tous ces efforts.

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Casse croûte rapide et nous attaquons la descente par l’arête W, qui contraste par son aspect débonnaire avec l’arête SE que nous avons emprunté à la montée.

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Spectacle majestueux que le lac de Salanfe, cerné par les Dents du Midi au N et la Tour Sallière et son glacier noir au SO.

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Petite pose photo au col d’Emaney,

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avant de plonger dans le vallon éponyme (où certains, enfin, ont pu libérer les chevaux!) et retour par une piste jeepable à l’alpage de la Tenda. La boucle était bouclée avant le retour à Finhaut. 1650 m de dénivelé +, 20 km, certain(e) ne s’en sont pas relevé !!

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Un grand merci à Maurice pour ses photos

 

Vélo de Montagne :: Crêtes du Beaufortain (Roche Parstire)

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Rudy part explorer le Beaufortin à Vélo …

Cette fois c’est la bonne pas d’orage en perspective, direction le Beaufortain pour voir comment est l’herbe sur les crêtes !
Petite chauffe sur la route (c’est que ça monte plutôt vite avec Luc, Céline et Patrick) et on arrive au lac de Saint Guérin, on profite de la vue avant de s’attaquer à la piste qui va nous mener au col du couvercle.  Là va commencer la magnifique course de crête. 
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On n’a pas chaumé, le groupe tient une bonne forme tant mieux va falloir rester lucide pour la suite. Mais bon le panorama nous fait oublier la difficulté, Lac de St Guérin à gauche, Cormet de Roselend à droite et Pierra Menta derrière nous, et ça jusqu’à Roche Parstire.
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C’est pas le tout, mais va falloir descendre et commencer à envoyer, direction le Col des Prés, le début de la descente est bien raide, mais on arrive vite sur du bon single en forêt, y’a de la racine mais que c’est bon !!!…(sauf Patrick qui flirte avec les limites de sa monture) . 
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Après le col on enchaîne sur une classique d’enduro à Arêches et on continue dans les racines et dans des bonnes épingles, ça engage !
Ca y est, on est de retour à Arêches on va pouvoir profiter d’une terrasse au soleil et se poser un peu avant repartir !
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Pour conclure la saison en beauté…

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Une belle aventure attend nos jeunes pour ce dernier week-end de juin. Direction Chamonix où, dans une ambiance caniculaire, Bastien, notre guide va nous concocter 2 courses de style différent, au pied du Mont-Blanc.

Samedi, ce sera « l’éperon des Minettes », une voie d’escalade en terrain d’aventure au Peigne. La veille : étude du topo, préparation des sacs et constitution des cordées avec, dans chacune, un adulte breveté pour « veiller au grain ». Mais ce sont les plus aguerris des aventuriers qui prendront la tête sur un terrain qui exige la pose de friends, de coinceurs ou de sangles pour se protéger.

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Un petit névé à traverser pour aller au pied de la voie, et nous attaquons rapidement les premières longueurs assez faciles.
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Bastien est devant car nos jeunes manquent encore d’expérience pour trouver l’itinéraire de notre voie qui ne comptera en tout et pour tout que 5 pitons.
Dans les passages difficiles, notre guide pose les friends pour les cordées qui suivent. Nous progressons allégrement avec de temps en temps la pause saucisson (accroché au baudrier au milieu des coinceurs). C’est la version « école d’aventure » des vivres de course.DSCN0291
3 rappels pour rejoindre le couloir de descente, plus bas quelques glissades sur le névé et nous
voilà de retour dans la fournaise de Cham.
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Dimanche ce sera « l’arête à Lolo » qui nous servira de terrain de jeu. Un parcours plus alpin sur lequel chaque jeune aura le plaisir de passer en tête pour tirer des longueurs ou progresser corde tendue.
7h30 : nous sommes au départ de la benne pour monter à l’aiguille du Midi..IMG 0027
En attendant le départ : révision de quelques principes et nœuds indispensables sur terrain glaciaire
et arête rocheuse.
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Vigilance de mise pour la descente de l’aiguille du Midi.
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Progression sur le glacier du Géant pour contourner l’arête à Lolo et l’attaquer par son extrémité la plus éloignée du refuge des Cosmiques.
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Au départ, la progression se fait sur terrain mixte. Bastien en électron libre navigue de l’un à l’autre pour questionner les jeunes sur les choix à faire en fonction du terrain, pour les conseiller aussi.

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Nous arrivons sur la terrasse des Cosmiques pour midi…..quelle organisation. Le saucisson refait surface pour une pause pique-nique dans un cadre grandiose. Hervé nous fait partager ses connaissances des différents sommets, refuges, couloirs qui nous entourent ….autant de promesses d’autres aventures ……peut-être avec l’école d’aventure édition 2019-2020.

 

 

TANNES et TOENES à l’Alpage de NIFFLON

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Encadrant : Gilles FURTIN

Le jeudi 4 juillet, c’est une sortie CPM (Connaissance de Protection de la Montagne) que nous partageons. 

Gilles, nous conduit dans le Géopark du Chablais à la pointe d’Ireuse. 

En partant de l’Ermont,à 1041 m d’altitude, la première partie de la randonnée s’effectue en forêt, avec un fort dénivelé, au frais et un bon rythme pour se diriger vers l’alpage de Nifflon occupé à la sortie de la forêt par un troupeau de moutons.

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L’itinéraire passe par les hameaux de Nifflon d’en Bas et Nifflon d’en Haut :

Nifflon vient du latin « lieu où l’eau ne ruisselle pas ». L’alpage de Nifflon a donc la particularité de ne présenter aucun point d’eau pour le breuvage des animaux.

Les rochers sont en calcaire. L’eau s’infiltre immédiatement par les fissures. La roche se creuse, créant dans le sol une d’une grande quantité de gouffres et d’avens de 10 à 200 m de profondeur) Les tannes,65 tannes ont été recensés par le géopark.

Pour compenser ce manque de source, les alpagistes ont fabriqué d’énormes baquets pour recevoir les eaux de pluie :.les toenes.

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Mais comme la pluie n’était pas suffisante pendant la période d’alpage, il descendait également dans les « glacières » chercher la neige d’hiver pour la faire fondre au soleil et abreuver les troupeaux.

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Des Tannes du même type se trouvaient dans les BAUGES; Ci dessous un dessin extrait d’une revue publiée par le Géoparc des BAUGES :

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A La pointe d’Ireuse ,(1890m), le panorama à 360° nous permet de voir le lac Léman d’un côté et les sommets du Chablais Mont Billiat, , Dent d’Oche, Cornettes de Bises, Mont Chauffé à l’opposé.

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Certains membres du groupe font sonner la cloche de la chapelle Notre Dame des Neiges qui depuis 1821 protège l’alpage de Nifflon en plaçant sous sa protection les nombreux névés dont les bergers se servent pour abreuver les troupeaux.

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Descente en lacet vers le col Seytrouset par une pente raide très fleurie, parfumée et survolée par une nuée de papillons, Nous avons vu des Lys de Saint Bruno et des Lys martagons.

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Nous poursuivons vers le col de Balme par une voie forestière -bois puis par le hameau des Nants pour rejoindre l’Ermont en passant devant l’oratoire de la Dent, lieu où fut assassiné le dernier Pasteur protestant de Belvaux en 1598.

Pour en savoir plus, suivez ce lien vers une vidéo mise en ligne par le Syndicat Intercommunal d’Aménagement du Chablais 

 

Le canyon d’Angon privatisé pour le caf !

Bertrand, responsable du canyoning, a proposé aux initiateurs de ski de rando de se tester au milieu d’eau « liquide ».

Quelques un-e-s ont accepté de tenter l’expérience ; rendez vous pris samedi 29 juin !

 

Après une navette de voiture et une courte marche d’approche nous arrivons au belvédère de la cascade en grand équipement.

Ni une ni deux, hop nous enjambons la barrière les uns après les autres pour s’attaquer au 1er rappel. En bas, c’est le premier plouf et la première surprise qui éclaire les visages.

Ensuite la découverte du canyon s’enchaîne ; rando aquatique, toboggans, rappels, sauts, même la « boite aux lettres » par laquelle se faufiler.

Les visages rayonnent de plus en plus, pourtant le rythme donné par Bertrand est soutenu : Allez on y va ! on enchaîne !
On est parfois un peu secoué à l’arrivée dans la gouille, on en rigole et on s’émerveille.

 Car tous les ingrédients sont présents dans ce magnifique défilé et la magie opère surtout pour ceux qui découvrent cette activité ! C’est tonique, c’est ludique, c’est beau et super sympa. Et tout cela pour nous seuls.

 Toujours en confiance grâce à la présence active et au professionnalisme de nos encadrants Bertrand et Philippe qui seconde, nous sommes prêts à repartir, voir à se former comme je l’ai entendu dans quelque bouche…. A suivre donc !

 Grand merci à Bertrand pour cette belle initiative et cette belle journée, malheureusement sans photo.

 Une « autre », non initiatrice, qui a eu la chance de faire partie du voyage

3 CAF en snowboard dans les Cerces

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 Vendredi 22 février, l’heure est grave, les mines sont tendues pour Julie, Cyril, Pierre et Philippe, 4 marseillais déjà arrivés au gîte « Le creux des souches », à Névache pour ce raid international entre snowboardeurs des CAF d’Annecy, Grenoble et Marseille. Ce qui nous fait flipper, c’est que nous attendons nos alter-egos du Nord, à savoir 4 shabraks et 5 guenilles…

Certains parmi nous en ont déjà rencontré des riders du nord, et essaient de rassurer les autres : « Non, ils n’enlèvent pas les enfants pour les revendre en kit, non, ils ne coupent pas les mélèzes avec leurs moufles pour rider tout droit en forêt, non, ils ne distillent pas leur chaussettes pour créer des alcools qui rendent fous, enfin je crois… ».

Ben en fait, quand ils arrivent, ils ont l’air hyper cools, ô fan, on a stressé pour rien, fatche de !  Il y a Florence, Ina, Océane, Antoine, Aurélien, Florian, Georges, Joris et Thomas et quand ils parlent, con, on les comprend de suite, même s’ils ont l’accent pointu et tout !

Du coup, on prend un premier dîner avec eux et bing, direct, on prévoit de se réveiller tôt pour la première course de notre raid de 3 jours : nous sommes en février et la nuit est étoilée donc il y aura du regel, mais les températures annoncées sont très chaudes pour la saison et il ne faudra pas traîner en route…

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Samedi 23 février, donc, départ à l’aube vers le fond de la vallée de la Clarée. Notre objectif du jour est le Charoumu (Point 2955m, non nommé sur la carte IGN) :

http://www.skitour.fr/sorties/charoumu-crete-de-mome,90448.html

que nous tenterons d’atteindre par ses pentes sud… Tenterons, pasque vé, y a pas trop de neige hein sur les versants sud ! Un petit bout de sentier d’été, un déchaussage, le savoir-faire d’Antoine Boutet qui lead le groupe et nous fait grimper de vallon en vallon, quelques discussions entre encadrants et hop, voilà le sommet atteint. De là, nous avons une vue de fada, en balcon sur les Ecrins au sud, vers le Queyras et le Viso plus à l’Est, le Thabor et le Mont Blanc au Nord et les aiguilles d’Arves à l’Ouest. Putaingue, c’est presqu’aussi bô que la vue sur le vieux port, depuis la Bônne Mère !!!

Par contre, après le casse-croûte, la descente est pas terrible, disons que… même sur le forum de skitour, y a personne qui a les mots pour décrire précisément cette neige mi dure, mi molle, lourde et humide tout en étant travaillée par le vent en forme de coupe gorge, puis carrément bouillasseuse sur le bas. Les spliteux repeautent, les raquetteux reraquettent, nous filons tous jusqu’au refuge de Ricou par le chemin de ronde…

Quelques bières et douches plus tard, après un repas fort bon, nous découvrons que certains d’entre nous ont fait des choix drastiques en ce qui concerne le contenu de leur sac… De grosses bouteilles de Rhum arrangées sont sorties et c’est là que la cohésion du groupe se fait irréversiblement. Nous ne sommes déjà plus seulement des membres de nos clubs alpins respectifs, mais nous ne sommes pas encore une entité et puis au fait, pourquoi ils ont pas de surnom les snowboardeurs marseillais, etc, etc, c’est après bien des discussions philosophiques que nous regagnons nos dortoirs, certains que la journée du lendemain sera belle !

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Dimanche 24 février, ce mois de février 2019 étant particulièrement chaud et le bera annonçant un risque peu élevé, nous avons hâte de rider en versant nord… Après une belle discussion entre encadrants sur le « plus meilleur bon plan possible », nous décidons de faire le tour horaire de la crête du Queyrellin : http://www.skitour.fr/sorties/cretes-du-queyrellin,91716.html

Nous commençons par descendre du refuge Ricou sur la piste hyper gelée… la tension est là dès le réveil, mais pas d’engatse pour le coccyx de dégun… Sur le versant d’en face, la jolie montée vallonnée suit un ruisseau qui apparait de ci, de là à travers la couche de neige… Quand la pente se redresse, avant la selle finale  ô fan, il fait chaud, on se croirait dans les calanques au mois d’août !

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Un petit casse-croûte plus tard, nous prenons, à partir de la Crête de la Casse Blanche, ce grand « toboggan » que chacun observait depuis la veille, premières sensations de ride sympas… Arrivés au refuge du Chardonnet, après quelques parts de tarte et un petit « débriefingue de dingues » entre encadrants, 11 acharnés repartent vers la pointe du demi, chère à nos cœurs depuis que Jean-Pat Comba nous en a expliqué l’étymologie l’an dernier pendant le stage initiateur snowboard… Pour ceux-là, c’est une journée à 1900m de D+, comme quoi mélanger les clubs, ça additionne peut-être le dénivelé ?

En tous cas, c’est là que nous faisons définitivement péter les frontières, que nous dépassons tous le cadre de nos clubs respectifs pour devenir des SHAMANILLES : 1/3 Shabrak, 1/3 un peu branleur, 1/3 guenille, 1/3 marseillais et un dernier gros tiers plus ou moins stylé : tout simplement le futur du snowboard quoi !

Un des deux gardiens du refuge prépare un diplôme de pâtissier ? On décide de lui rendre service en goutant tous ses produits pour lui faire des retours gustatifs, les parts de tarte pleuvent littéralement, le séjour de snowboard se transformerait presque en émission culinaire et franchement en grosse bouffe, y a pas un club qui sort du lot…

Par contre côté hygiène, les gens du Nord, c’est pas encore ça… Sous prétexte que la chaudière ne marche pas et que l’eau est gelée, y a que les marseillais qui se lavent… au risque de mettre en péril leur intégrité physique…Alors que c’est globalement nous qui avions le moins transpiré en plus !!!

Dans les dortoirs, nous constatons à nos corps défendant qu’il fait beaucoup, beaucoup plus chaud dans les lits du haut que dans ceux du bas… (Genre, si tu dors en haut, tu supportes  même pas ton slip, du coup la nuit est bizarre pour beaucoup d’entre nous…).

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Lundi 25 février, nous partons vers le col de la grande manche, conduits par Joris Legay : http://www.skitour.fr/sorties/col-de-la-grande-manche,91774.html. Nous sortons au col de droite, entamons prudemment la descente un par un, puis, sous la houlette d’Aurélien Personnaz, faisons un atelier cramponnage- piolet. Nous remontons ensuite un couloir de la dent du diable. Il est encaissé, il est raide, certains utilisent les crampons pour la première fois, du coup les émotions diverses sont au rendez-vous ! Vé, on se croirait un peu rue saint Ferréol le jour de l’ouverture des soldes tellement y a de tensions…

Une nouvelle pause « tarte » au refuge du Chardonnet et nous repartons avec toutes nos affaires… Une courte remontée et pour retrouver la route de Névache, nous descendons par le bois de Suly, conseillé quelques jours auparavant par le fameux : https://www.facebook.com/people/Jean-Pat-Comba-Guidesplitboard/100010741935922

Une grosse gavade de poudreuse dans ces bois que nous traversons en arrivant pile jusqu’au pont de la Souchère… Deux informations qui pourraient laisser à penser que les 4 encadrants sont des pros de la carto et de l’évaluation de la qualité de la neige selon l’orientation, mais ça, on le savait tous déjà, bien sûr… Enfin surtout nous 4 en fait…

Pour finir, un dernier avertissement : en montagne, le risque est tout le temps présent, alors méfi de « a » jusqu’à « z »… En effet, arrivés aux voitures, nous allons boire une dernière bière à la brasserie de Névache : http://www.vallouimages.com/brianconnais/chevalier-barbu.htm. Et là, peut-être à cause de la fatigue,  d’une pulsion morbide liée à la tristesse de se quitter après ces 3 jours passés ensemble, l’un(e) de nous commande… un jus d’abricot… Le brasseur qui n’avait déjà pas l’air commode du tout, change de visage et devient carrément menaçant devant ce qu’il vit comme un affront… Nous exfiltrons rapidement notre collègue qui, avec la peur, semble comme avoir passé tout un match au Vélodrome avé un maillot de Paris sur le dos……

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Bilan : une sortie projetée entre « collègues de promo » initiateurs snowboard de randonnée 2018, qui est aussi un retour dans les Cerces, lieu de cette formation distillée par Jean Pat Comba et Guillaume Condat, 3 CAF parcourant ensemble les crêtes enneigées sans souci, de chouettes rencontres amenant à la création d’une nouvelle entité, les Shamanilles, de belles courses avec de sérieux dénivelés, 176 litres de bières, 4 de rhum et un jus d’abricot, 122 parts de tarte… Merci à tous et particulièrement à Antoine, Aurélien et Joris…à refaire en 2020 !!!

Philippe Guinet (du 1/3 marseillais) 

Grande réussite pour les Feux de la Saint Jean à Frangy

balade

  

Samedi, personnes handicapées et bénévoles se sont retrouvés pour la
randonnée Handicaf de la St Jean.

Cette année les plateaux de Frangy
nous ont chaleureusement accueillis.
   

 

 

Après le pique-nique, joëlettes et personnes accompagnées ont joyeusement arpenté les chemins du plateau des Daines. Sous un ciel souvent menaçant, nous n’avons eu que quelques gouttes pour cette très agréable randonnée traversant bois et champs au pied du Vuache.

tyrolienne

   
Au bout de la balade, une tyrolienne installée sur  le plateau de la Sainte fait le bonheur des nombreux participants. Les sourires s’affichent autant sur les « transportés » que sur les « transporteurs » tirant la corde.  

 

                           

 

Goûter, stand glace (très apprécié), jeux de molkky, discussions, musique,     danses requinquent tout ce petit monde et complètent l’animation.

jeunes danse

 

 

 

 

Après l’apéritif gentiment offert par Mr REVILLON, maire de Frangy,
barbecue, salades composées, fromages et autres gourmandises sont à l’honneur. feu

Puis, à la tombée de la nuit, nous nous retrouvons autour d’un superbe feu, préparé par les jeunes aventuriers du Caf, et accompagnés par les fidèles musiciens de cette manifestation et la conteuse.

 
La journée fut magnifique, grand merci aux nombreux participants et bénévoles pour leur bonne humeur et leur entrain ainsi qu’à tous nos partenaires pour leur générosité.

Un montage photo/vidéo sera disponible d’ici peu.

 

 

Le GJA dans les Ecrins

Le GJA est allé chercher le soleil dans les Ecrins le week-end du 15-16 juin dernier.

IMG 7026Au programme, une école de glace, une course classique des « 100 plus belles des Ecrins » de Rébuffat…

Samedi matin, après un départ matinal, nous arrivons à Ailefroide, au Pré de Madame Carle pour monter au Refuge du glacier Blanc. Nous occupons l’après-midi avec une école de glace.DSCN4929

Au programme : encordement, marche et recherche d’itinéraire sur un glacier avec de nombreux pont de neige potentiellement dangereux, exercices de cramponnage, réalisation d’ancrages, etc. L’arrivée d’un orage en fin d’après-mid nous fera redescendre au refuge pour préparer la course du lendemain.

IMG 7017Dimanche, les jeunes alpinistes, mis en situation d’autonomie, choisiront une course d’arête, la traversée de l’Arête des Cinéastes, une grande classique avec un accès et un descente encore bien enneigée. Une cordée s’engage dans la variante Chaux et les deux autres cordées, la voie normale.

Nos jeunes alpinistes plutôt habitués à l’escalade sportive seront surpris par cette escalade alternant les passages fins ou parfois athlétiques en granit avec des grosses chaussures. Didier, Brad et moi les formons à la pose de protections à l’aide de sangles, coinceurs ou friends, à anticiper leur lecture du terrain et ajuster l’assurage en progressant en corde tendue lorsque c’est facile ou en tirant des longeurs dans les passages clés.

Le rocher sur cette arête est très sain et nous prenons beaucoup de plaisir à enchainer les nombreuses tours.

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L’horaire de la course est tenu et noud arrivons à la descente. Nous attaquons le premier rappel, chaussons les crampons avant faire le second rappel qui nous fait prendre pied sur la neige. La pente est soutenue, nous approchons 11h et le soleil a déjà bien transformé la neige. Aussi nous decidons d’installer des cordes pour faire une main courante poséee sur des realis existants ou sur corps mort avec un piolet enfoui dans la neige (technique apprise au dernier stage en école de neige). Nous sommes très vigilents pendant cette descente et mesurons bien l’importance d’avoir un piolet et crampons munis d’antibott car nous arrivons tout de même à botter et devons taper avec le piolet pour faire tomber le sabot de neige accumulé sous le crampon. La chute sur ce type de terrain est à proscrire. Après avoir rangé le matériel, nous regagnons sans difficulté le refuge et nos amis de la variante Chaux nous enchînerons le pas deux heures plus tard, le temps pour nous de faire secher nos affaires, d’avaler omellettes, bières, tartes aux myrtilles et cafés et lézarder au soleil en débriefant la course.

Une descente du refuge, 3 boules de glace et un tunnel du Fréjus plus tard, nous regagnons Annecy en début de soirée, boostés à bloc pour notre prochain stage en terrain montagne…