Connaissance et Protection de la Montagne : Appel à volontaire

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Le groupe de travail « Connaissance et Protection de la Montagne » reprend ses activités pour la saison 2018-2019.

La prochaine réunion du groupe aura lieu jeudi 25 octobre à 19h30 à la bibliothèque.

Bienvenue aux volontaires.

 Tous les volontaires souhaitant rejoindre le groupe pour travailler sur les thématiques « Connaissance » et « Protection » de la montagne sont les bienvenus. Contactez moi  sur l’adresse mail cpm@cafannecy.fr  en n’oubliant pas d’indiquer vos coordonnées (mail, téléphone, etc.).

Michel AT

Vice-Président à la Connaissance et Protection de la montagne

Avec l’adoption de la Charte Montagne, La FFCAM considère la sauvegarde de la montagne comme une responsabilité collective et individuelle. Pour nous, membres du club, nous nous devons d’agir dans ce sens et les axes prioritaires de nos actions sont les suivants :

  • Faire beaucoup de pédagogie pour expliquer, éduquer, convaincre,
  • Nous interroger sur nos propres pratiques individuelles ou collectives, que nous soyons participants ou encadrants, pour adapter au mieux nos comportements,
  • Monter des actions pragmatiques et exemplaires, le faire savoir et si possible entrainer d’autres clubs ou associations à nous rejoindre, (l’entretien des chemins par exemple),
  • Considérer que la montagne est un patrimoine commun que nous partageons avec d’autres et qu’il faut le faire en bonne intelligence pour que tous la protège,
  • Garder notre indépendance et ne pas tomber dans des démarches d’écologie partisane (ce n’est pas notre rôle),

ALPINISME Dernier week-end, nouveau concept : un 3000 le samedi, un 4000 le dimanche

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La saison d’alpinisme touche à sa fin, alors pour oublier la tristesse des refuges qui ferment et l’automne qui arrive, on mise sur un beau programme avec un maximum de chaleur Suisse Allemande ! (ndla : oxymore ethnologique)

Le samedi, ce sera l’arête sud du Jegihorn (3206m) et le dimanche, le clou du spectacle : l’arête Sud du Lagginhorn (4010m), une des plus grosses courses de la cuvée des collectives 2018. Le topo évoque une « longue course d’arête à 4000m à ne pas sous-estimer ». On ne peut pas dire que l’on n’était pas prévenu !

Le soleil quasi permanent du mois de septembre promettait une préparation de week-end des plus aisés mais comme toujours il n’en fut rien ! Des Ecrins à Chamonix, de Martigny aux Alpes Uranaises (dont certains j’en suis sûr ignorent l’existence même), le choix de la destination n’a pas été évident pour nous permettre de faire deux sommets en deux jours tout en réussissant la meilleure combinaison entre temps de route/marche d’approche/sommet de haute montagne/niveau abordable mais intéressant/exposition Est à Sud favorisant l’ensoleillement…… et bien sûr pour le plaisir des participants, un cadre majestueux et du beau rocher à grimper !

Et encore n’est-il ici question que de choisir le bon bout de cailloux ! Mais que serait la préparation d’une collective sans la gestion de l’humain, peut-être plus encore en alpinisme que dans n’importe quelle autre discipline ? Cela m’amène d’ailleurs à une réflexion dont le but ultime n’est pas tant de rendre ce compte-rendu totalement illisible que de diffuser un message de fond : la pratique de l’alpinisme devrait se concevoir pour tout un chacun comme une saison, avec une difficulté progressive, et une augmentation du niveau technique et physique de chacun au fil des sorties, à l’instar de ce qui se fait en ski de randonnée : on fait ses premiers virages en décembre/janvier, des sorties à 1400/1500m de dénivelé en février/mars, et des gros sommets plus alpins en avril/mai. Quand parfois des gens me contactent pour participer à une sortie d’alpinisme en août ou en septembre en n’ayant pas fait de montagne ni d’escalade de l’année, je me sens comme face à quelqu’un qui voudrait démarrer le ski de randonnée au mois de mai. Ainsi j’invite vraiment celles et ceux qui souhaitent pratiquer l’alpinisme à le faire autant que possible avec le club, dont le programme publié dès le printemps aura proposé cette année des week-ends de formation, des sommets à 4000, de la neige, du rocher, et une palette de difficultés allant de « Facile » à « Difficile » en passant par toutes les difficultés intermédiaires. La saison d’alpinisme est courte, 3 mois de mi-juin à mi-septembre, alors nous comptons sur vous pour être au rendez-vous dès le début mais aussi tout au long de la saison !

 

La fine équipe du week-end : Jean-Christophe, Matthieu et Joris

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Refermons la parenthèse et revenons-en à nos cailloux. Du bon gneiss Valaisan en l’occurrence, que Jean-Christophe, Joris, et Matthieu ont eu le plaisir de découvrir ou de redécouvrir pour certains. Rendez-vous à Annecy Nord à 5h45 dans le but d’attraper le téléphérique de Saas-Grund 3h30 plus tard et gravir un premier sommet le samedi : le modeste mais sympathique Jegihorn (3206m), dont l’arête Sud nous permet de réaliser une belle escalade de montagne sur un superbe rocher rouge/orangé dans une ambiance détendue (AD+ / 5a max). Les foules ont déserté les lieux et nous savourons ce bel itinéraire pour nous tous seuls, avec d’autant plus de plaisir que la météo s’est révélée exagérément pessimiste pour ce samedi : point de nuage à l’horizon, soleil et température idéale pour grimper en chaussures d’alpinisme cette très jolie voie alternant entre dalles fines, fissures et couloirs sur un rocher toujours excellent. Et que dire de la vue qui ne nous quittera pas du week-end : une succession des sommets mythiques tous plus majestueux les uns que les autres. Leur simple vue fait immanquablement germer des idées de courses pour la saison prochaine alors avis aux amateurs d’alpinisme pour l’été prochain, affûtez vos crampons et soyez en forme, vous ne le regretterez pas !

 

Joris se régale sur l’arête Sud du Jegihorn

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Escalade ludique en excellent rocher

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Splendide vue sur le massif des Mischabels depuis le sommet du Jegihorn

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Belle vue sur le « monstre » du lendemain ! Le Lagginhorn que nous avons parcouru de droite à gauche. L’arête Sud commence en bas à droite au petit col rocheux au-dessus du glacier.

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Nous profitons de la descente pour faire une école de coinceurs. Joris et Jean-Christophe ont le plaisir de mettre en pratique tous les rudiments du terrain d’aventure : pose de câblés et de friends dans différents types de fissures, et installation de relais sur coinceurs et sur sangles. Mais le soleil se cache vite en cette fin septembre et il faut rentrer rapidos au refuge pour pouvoir… profiter de la bière tant que la terrasse du refuge est ensoleillée ! Quelle bonne surprise d’ailleurs que cette Weissmieshütte, rien à voir avec son homologue Brittania, de l’autre côté de la vallée, qui nous avait laissé un souvenir bien fade. Ici le personnel est sympathique, la bière est excellente, fraîche, et peu onéreuse (entre 5 et 6,5 francs la pinte, excellente blanche en bouteille ou blonde en pression). Le repas du soir est bon et varié, dans une salle chaleureuse. Que du bonheur ! Nous avons même notre propre chambre de 4, un vrai luxe. Seul défaut, la largeur des couchettes, plus adaptée à des enfants en bas âge qu’à 4 adultes. Au moins on n’a pas eu froid !

 

Samedi, journée réussie !

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Le lendemain, le réveil sonne à 4h30 pour attaquer le Lagginhorn par l’arête Sud. En potassant les semaines précédentes, j’ai découvert cette arête qui semble plébiscitée : du bon rocher, une course variée comportant malgré tout une approche glaciaire, un niveau de grimpe modeste et une difficulté globale raisonnable (AD-) mais un caractère sauvage et alpin affirmé. Le cheminement dans la nuit est relativement aisé et nous profitons d’un superbe ciel clair et étoilé. Nous remontons dans l’obscurité vers les pentes de neige et de glace du Weissmies, puis nous bifurquons vers l’Est en direction du Lagginjoch. Nous remontons la langue terminale du glacier tout d’abord grâce aux blocs de pierre qui jonchent le sol, puis la glace vive devient omniprésente et la pente se redresse. Crampons, piolet, et progression encordée s’imposent alors et nous remontons une section plus raide en glace. La pente s’adoucit sur le haut du glacier et nous franchissons la rimaye sur la gauche par un grand pas tandis que le jour se lève. La fréquentation des lieux est très modérée : une cordée est arrivée juste avant nous mais file sur l’arête Nord du Weissmies, et nous observons une seule autre cordée sur l’ arête Sud du Lagginhorn, déjà loin devant car partie du refuge de très bonne heure.

Frontales dans la nuit

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Lever de soleil sur le Valais

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Notre timing est parfait : nous sommes au col du Lagginjoch à 3500m à 7h30 après 2h d’approche, prêts à attaquer l’ascension alors que le soleil vient réchauffer l’arête et illumine les 4000 enneigés, du Mont Rose au Weisshorn. L’escalade de la première moitié de l’arête est fantastique, le rocher orange au lever du soleil offre une escalade plaisir, très abordable et aérienne sur le fil. Nous parvenons vers 9h en haut du gendarme caractéristique à 3906m d’altitude, à la suite duquel l’arête constitue un véritable parcours de montagnes russes. Le rocher est en effet excellent sur le fil, mais très mauvais sitôt que l’on s’en écarte. Il faut donc escalader « en plein ciel »…et désescalader de l’autre côté. 

Belles escalades dans la première partie

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Cheminement astucieux et aérien

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Un long cheminement nous sépare ainsi du sommet, et il faut parfois chercher un peu l’itinéraire pour ne pas corser l’affaire. Au gré des escalades-désescalades, exercice toujours quelque peu délicat pour ceux qui n’y sont pas familiers, cette course très alpine révèle toute son ampleur et le temps file… peu de chance de parvenir à respecter l’horaire du topo du CAS qui donne 4h pour parcourir l’arête. Les nuages montent, on s’active un peu et on atteint le sommet à 4010m à midi, soit 4h30 après avoir quitté le Lagginjoch. Pas si mal. Nous profitons alors d’une pause bien méritée au sommet hélas noyé dans les nuages.  

 Escalade à l’ancienne en fissures et cheminées

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Oups ! Je n’aurai peut-être pas dû affuter la corde…!

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Désecalades aériennes

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Terrain montagne…

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Terrain montagne toujours !

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Les nuages montent au gré de notre progression

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Coup d’oeil dans le rétro…belle ambiance sur cette arête Sud

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Summit…dans le brouillard complet !

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La descente par la voie normale, sorte de sentier suspendu en rochers branlants parfois verglacés, nous fait d’autant plus apprécier la belle arête que nous venons de parcourir. Plus nous descendons, plus nous quittons les nuages et c’est avec plaisir que nous regagnons un autre bout de glacier que nous descendons « en ramasse », pratique ô combien ludique quoique sujette à quelques belles chutes dans la neige ! Nous regagnons la Weissmieshütte à 15h, un peu moins de 10h après notre départ. C’est le tarif pour cette grande course, peu difficile techniquement mais qui nécessite concentration, efficacité et endurance tout au long de l’ascension qui se déroule pendant plusieurs heures entre 3900 et 4000m.

Un Chaos de blocs rocheux constitue la descente.

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Une fois sorti des sections potentiellement dangereuses, la plus grande hantise de ces grandes courses est d’arriver après la fermeture du téléphérique, et ainsi rallonger inutilement une journée déjà bien remplie. En arrivant comme prévu à 15h au refuge, nous nous octroyons tranquillement une nouvelle tournée de bières avant de redescendre vers la gare d’arrivée de Kreuzboden, dont les cabines nous déposent tranquillement à 50m de la voiture. Ça valait le coup de s’activer un peu.

16h, nous arrivons à la gare du téléphérique, il est temps de filer !

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Bravo à Joris pour son premier 4000 et à Jean-Christophe pour qui c’était le second après celui de la collective du 12 août dernier, et merci à Matthieu pour sa participation. Supers moments passés en montagne, et un beau sommet pour conclure une très belle saison. Fini les réveils en plein nuit, place à l’escalade aux heures chaudes de l’après-midi !

Le Grand Galibier (3228 m) au départ de Plan Lachat

20180929 135702Date : 29 septembre 2018

Encadrant : Jean-Claude Corn

Départ tôt ce matin à 6h00 pour rejoindre Valloire et le massif des Cerces où nous attend le sommet du Grand Galibier (3228 m)…

 

 20180929 114249Les sommets Ouest et Est du Grand Galibier. Attention le plus haut n’est pas celui que l’on croit !

Finalement nous serons douze à avoir répondu à l’invitation de Jean-Claude pour aller découvrir le très beau massif des Cerces, calé entre le massif des Ecrins au sud et le massif de la Vanoise au nord.
De part cette situation charnière et son altitude élevée le Grand Galibier est un belvédère exceptionnel des Alpes offrant des panoramas magnifiques. 
Une belle randonnée alpine (RA) en perspective, même si de raides passages nous attendent dans la partie finale pour atteindre le sommet Ouest à partir du couloir de la Clapière.
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Départ de Plan Lachat (1992 m) en direction du chalet des Mottets et du col de la Ponsonnière (2613 m)
 
20180929 092548Belle lumière automnale sur les Cerces
Départ à 8h15. Du parking la remontée se fait par une piste en direction sud-est pour atteindre le chalet des Mottets (2137 m), puis par un bon sentier pour rejoindre le lac des Cerces (2405 m). 
Malgré un soleil bien présent, le vent du nord va nous accompagner une bonne partie de la journée, ne nous incitant pas aux arrêts prolongés.
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Montée par un bon chemin avant l’arrivée au lac des Cerces.
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Pointe des Cerces depuis le lac.
Le chemin prend la direction plein sud du Gr 57 pour atteindre le col de la Ponsonnière (2613 m). 
Du col il est possible de rejoindre la vallée de la Clarée par le col des Béraudes ou bien par le col du Chardonnet. Il est également envisageable d’accéder à la vallée de la Guisane en passant par le grand Lac ou en contournant les arêtes de la Bruyère pour atteindre le pont de l’Alpe en passant au pied de l’aiguillette du Lauzet. De beaux circuits en boucle sont à faire sur 2 ou 3 jours. 
20180929 154437Du col de la Ponsonnière vue sur le grand Lac et les arêtes de la Bruyère.
 
C’est sans difficulté que le sentier suit la crête de la Ponsonnière et passe sous le roc de Termier pour atteindre le col de Termier (2898 m).
20180929 104545Le lac Blanc depuis la crête de la Ponsonnière.
duo1Après le col de Termier début de la partie rocheuse pour rejoindre le sommet Ouest du grand Galibier.
 
Du col on s’élève dans la combe par un sentier « alpin », en direction Nord-ouest, en suivant toujours les marques bleues et les cairns. Les mains sont quelquefois nécessaires pour franchir les passages les plus abruptes. Il faut être vigilant dans les passages un peu exposés et être attentif aux risques de chutes de pierres.
20180929 121810Passage sous le sommet Est du Grand Galibier.
On parvient, en cheminant dans les blocs sous le sommet Est, par atteindre une brèche ou aboutit le couloir de la Clapière. Quelques pas d’escalade exposée permettent de remonter le fil de l’arête aérienne.
20180929 121627Au fond le grand Pic de la Meije (3982 m) le pic Gaspard (3882 m) et la grande Ruine (3765 m)
duo2Raide montée dans les blocs pour atteindre le sommet Ouest
20180929 131829Toute l’équipe réunie au sommet avec José derrière l’objectif !
 
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La Meije et la Barre des Ecrins depuis le sommet du Grand Galibier. En bas le col du Lautaret.
20180929 131325Bonheur partagé au sommet. Merci Jean-Claude.
La descente s’est effectuée par le même itinéraire et n’évite pas les passages exposés de la montée. À condition d’être vigilant les difficultés se franchissent sans nécessiter de matériels ou d’équipements.
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Descente dans les blocs avec quelques passages en désescalade
Ensuite un bon sentier ramène au chalet des Mottets avec la possibilité de prendre une trace plus directe depuis le col de la Ponsonnière en suivant le ruisseau de la Ponsonnière. Le groupe se scindra en deux pour découvrir les deux options.
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 Choix des options de descente avec au fond les aiguilles d’Arves
Merci à tous pour votre bonne humeur avec un merci tout particulier à Jean-Claude initiateur de cette très belle Randonnée Alpine dans les Cerces, superbement bien organisée jusqu’au bout…
20180929 165616Accueil au chalet auberge des Mottets à l’arrivée. Une organisation au top du top !
L’encadrant et les encadrés:
Jean-Claude, Brigitte, Claudette, Gabrielle, Nathalie, Gilbert, Guillaume, Hubert, Jérome, José, Michel, Patrick et Maurice.
Itinéraire :
  • Départ : Parking Plan Lachat(1992 m).
  • Distance : 19,8 km – D+ : 1344 m – Altitude maxi : 3228 m  – Cotation : RA
map circuitCarte de l’itinéraire au départ de plan Lachat et par le col de la Ponsonnière.
map3Carte des principaux sommets des Ecrins vus du Grand Galibier.

PRE INSCRIPTIONS RECYCLAGE PSC1

completFormations

Le Club organise 2 soirées de recyclage PSC1
les lundi 19 novembre et jeudi 29 novembre
            de 18 h 30 à 22 h 30

Ces recyclages de secourisme s’adressent aux personnes ayant obtenu le diplôme PSC1 depuis plus de 3 ans, ou tout autre diplôme de sécourisme équivalent. Christophe AKELIAN mettra l’accent sur nos pratiques en montagne.

Le nombre de places est limité à 10 personnes par soirée et les initiateurs sont prioritaires.

Le Club prend à sa charge la totalité du coût de ces soirées

Pour vous pré inscrire, merci de cliquer sur le lien suivant, jusqu’au 1 novembre :

pré inscriptions recyclage PSC1

Votre inscription définitive vous sera envoyée par mail la semaine 45

PRE INSCRIPTIONS PSC1 (Prévention et secours civique niveau 1)

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Formations

Le Club organise 1 cursus de formation PSC1 :
le samedi 01 décembre
de 8 h à 12 h et de 13 h à 17 h, au forum

Ce diplôme de premiers secours est OBLIGATOIRE dans la formation des initiateurs et fortement conseillé chez les pratiquants.

Christophe AKELIAN, pompier montagne et formateur en secourisme vous parlera de ce milieu montagnard qu’il connaît bien.

Le prix est de 60 euros par personne (remboursé lors de la validation du diplôme d’initiateur)

Les places sont limitées à 10 personnes et les futurs initiateurs sont prioritaires.

Il RESTE 2 PLACES : merci d’envoyer un mail à secretariat@cafannecy.fr

Direkt du Rock des beuh !

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Rien à voir avec une ballade russo-narcotique. Mais une bien belle balade sur le magnifique calcaire du Roc des Bœufs.

Les décors sont de qui vous savez, les costumes sont de diverses fripperies. Les images sont de Jean-Noé équipé d’un casque caméra.  Ceci n’est pas un exercice. Les angles de prises de vue seront modifiés dans une autre saga.

On se moque bien de la météo. La pluie est prévue vers 17 h. Journée magnifique. Programme : Quinze longueurs dans le IV et V.

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Lunules, cupules, coquilles apparentes, cannelures et gouttes d’eau sont au menu.

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Joie de confection de relais triangulés selon les méthodes  si souvent recommandées. « Bon! On peut faire plus simple»

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La rampe (V), plus impressionnante  en que difficile.

 

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Une lame de Ouf !

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Pas facile à interpréter le topo. « Tiens, le ciel devient changeant !».

 

Premiers arrivés à la voiture à 16 h 59 secs. Zut on aurait dû accélérer. Les derniers arrivants sont douchés à 17h 05.

 

La pointe percée pour premier terrain de jeu de la saison 2018-2019

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La saison 2017-2018 à peine achevée,  les jeunes aventuriers repartent pour une année pleine de projets. Le groupe s’est étoffé, et ce matin ils sont 9 au départ.

Vendredi soir réunion au CAF pour préparer la course, étudier les itinéraires et prévoir le matériel nécessaire. Finalement nous décidons de former 2 groupes en fonction du niveau des jeunes :

 un qui passera par la voie « ombre chinoise », sous la houlette de Pascal et Stéphane

 et l’autre par les cheminées de Sallanches avec Guillaume et Dominique

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Stéphane, Guillaume, Erwan, Thomas, Eliot, Marius, Pascal, Luc, Adèle, Charlotte, Lucile, Mathurin avant le départ pour la pointe percée avec un temps qui n’est pas très engageant.L’air ambiant est humide et risque de nous poser des problèmes pour grimper.

Patience « le soleil  va percer » (sur la pointe)….c’est la météo qui l’a dit.

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Petite pause au refuge de Gramusset, avant que les 2 groupes ne se séparent.

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En arrivant au col des verts toujours pas de soleil.

Il faut s’équiper pour le passage dans les rochers. Nous mettons les casques et comme certains jeunes sont nouveaux dans l’équipe nous enfilons aussi nos baudriers. Si l’un deux a besoin d’une corde pour effectuer un passage Guillaume a son brin de 30m autour du buste.

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Mais l’équipe tourne bien et en 30’ environ nous rejoignons le sommet sans difficulté avec un soleil qui nous accompagne sur cette dernière partie de l’ascension, tandis que les copains sont en train d’en découdre avec des longueurs qui exigent d’être à l’aise dans le 6a.

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 Un peu de monde au sommet, mais une température bien agréable pour la pause pique-nique que nos jeunes affamés apprécient à juste titre pendant que les autres doivent sûrement se contenter de graines. Nous prenons des nouvelles avec les talkies du caf et il leur reste 4 longueurs avant de pouvoir rejoindre par une traversée la voie « normale » de la pointe percée.

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Pour nous il est temps de redescendre. Nous prendrons le même itinéraire afin de juger l’aisance de chacun et  chacune en rappel, puis retrouver le sentier qui nous ramène au col des verts et au refuge.

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depuis le col des Verts à la descente

 

En attendant les copains, certains ont encore de l’énergie pour grimper sur un bout de rocher équipéIMG 0031

Pendant que d’autres se prélassent au soleil    .IMG 0034

 

Comme souvent, pendant que les plus anciens préservent leurs genoux dans la descente, les jeunots filent en courant et en sautant au mépris des risques d’entorses malgré des sacs bien chargés.

 

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Un petit détour par Thônes pour déguster le gâteau que nous a préparé Charlotte, boire un coup, faire le débriefing de la journée et évoquer la prochaine sortie avant de rentrer sur Annecy avec de belles images plein la tête.

 

Alpinistes féminines, c’est pour vous !

Photo GAFLa nouvelle promotion 2019/2020 de GAFeuses est en cours de recrutement !
Le GAF c’est quoi ?
C’est 7 filles pratiquantes de la montagne, licenciées en Haute Savoie, réunies par le CD74 pour se perfectionner en montagne pendant 2 ans et mener un projet commun.

Vous pouvez retrouver les activités du GAF sur la page facebook https://www.facebook.com/gaf74.caf/

Voici également le lien vers le dossier goo.gl/1bWbJF  et le lien vers le formulaire en ligne: goo.gl/forms/ps89NJ4QCfEzVYC73

Le Groupe Jeune Alpinistes se délecte du Granite Italien…en tête et sur coinceurs s’il vous plaît

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Et voilà, la belle saison du Groupe Jeunes Alpinistes version 2018 touche à sa fin. Et comme une belle promo mérite un beau final, c’est sur un spot majeur de granite que Matthieu et Didier ont organisé la dernière sortie : le Val d’Orco (Valle Dell’Orco en version originale).
Au menu : risotto, escalope de veau et genépi.
Plus sérieusement, escalade en fissures, en dièdre, en cheminée, le tout agrémenté de pose de coinceurs, recherche d’itinéraire et manips de grande voie. Assurément un beau final.

C’est la rentrée, il fait beau, la saison de haute montagne touche tranquillement à sa fin, et le temps est idéal pour faire de l’escalade de moyenne montagne. Malheureusement, les agendas des uns et des autres évoluent vite et le groupe se réduit à sa plus simple expression, tant chez les encadrants que chez les participants. Côté encadrants, Didier Angelloz intervient en tant que guide ; ça tombe bien il connaît la vallée comme sa poche. J’interviens pour ma part en tant qu’initiateur, très heureux de découvrir cette merveille du Val d’Orco. Côté Groupe Jeune, Jayson, Hugo et Mathilde ont hâte d’en découdre avec ces lignes de fissures que l’on ose parfois comparer au Yosemite Californien.

Car si le grand frère Américain se nomme « El Capitan » et affiche fièrement 900m de hauteur, les petits frères Italiens ont été baptisés « Le Sergent » et « Le Caporal », proposant des faces plus modestes de près de 250m. Nous passerons ces deux jours sur deux secteurs distincts du Sergent, la première journée sur des voies d’une longueur en face sud et la seconde sur des voies de plusieurs longueurs en face sud-est.

Après un bref passage au refuge Guido Muzio ou nous profitons d’un joyeux accueil à l’Italienne, nous nous lançons dans la découverte du site pour un premier jour de mise en jambe sur des voies d’une longueur. La falaise est à la fois grandiose et paisible, offrant au regard un superbe rocher dans un cadre verdoyant. C’est ce qui rend ces escalades alpines en moyenne montagne si agréables au printemps et à l’automne. Mais attention, nous ne sommes pas sur un simple « secteur de couenne ». D’une part, le ticket est relativement élevé avec des voies d’échauffement affichant un niveau 5c. Mais surtout, aucun point dans les longueurs et un style bien particulier : le rocher propose de grandes dalles lisses striées de fissures plus ou moins larges, tantôt verticales, tantôt horizontales, en passant par l’oblique.

 

Pour connaître les meilleurs astuces, l’observation des locaux est toujours digne d’intérêt

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Pour poser les pieds, il faut choisir entre coincer dans les fissures quand cela est possible, ou bien grattoner sur de minuscules bosselettes, ou encore revenir aux fondamentaux historiques de l’escalade, les pieds à plat en opposition dans les dièdres et les cheminées. Pour les mains, il faut tenter de verrouiller tant bien que mal à l’intérieur des fissures, ou bien se contenter d’y plonger le bout des doigts. La nature fait bien les choses et répartit les avantages entre chacun : plus la fissures et fine, plus les petites mains sont avantagées ; plus la fissure est large, plus les mains et les doigts épais se verrouillent aisément. A ce petit jeu, c’est un peu comme l’Allemagne au football dans les années 80-90 : tout le monde joue, mais à la fin c’est Didier qui gagne ! Les 5c passent en tête pour tout le monde, les 6a un peu moins, et Didier nous offre même un petit bijoux de fissure en 7b ou 6b/artif . Pour ce qui est d’enchainer le 7b on repassera, mais la section dure du milieu de voie se franchit en plaçant de petits câblés sur lesquels on tire sans vergogne, les pieds en adhérence dans la dalle, avant de repartir en libre et d’accéder à une rampe raide qui débouche sur une double fissure verticale. Splendide et passionnant ! Entretemps, Jayson, Mathilde et Hugo ont pu tester la « monstrueuse » fissure oblique de la Disperazione (5c, première longueur) ainsi que la fissure en arc de cercle précédée d’un dièdre parfait (6a). Deux autre jolies voies nous avaient précédemment permis d’expérimenter la grimpe locale avec bonheur.

 

Hugo sort du dièdre et s’essaye dans la fissure en arc de cercle …

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Tandis que Didier attaque la section dure en 7b de la fissure voisine !

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Mais l’escalade traditionnelle, ou « trad » pour les intimes, ou encore escalade sur coinceurs pour les non-initiés, prend du temps et de l’énergie. A peine cinq voies parcourues et il est déjà temps de mettre un terme à cette première journée riche en apprentissage et en belle grimpe. Pour conclure, Didier nous invite à nous recueillir sur le patrimoine grimpistique de la vallée et les prouesses des pionniers dont il fait partie : nous partons alors batailler dans une fissure explosive ouverte en son temps par le maître Patrick Edlinger. Les avant-bras fument pour notre plus grand plaisir, nous qui ne maîtrisons que très partiellement l’art du verrou de doigts, mais ça sort tant bien que mal. Nous partons enfin découvrir un autre monument du genre : une fissure hyper déversante en 7b+ ouverte par… Didier himslef et ses amis Italiens, sans doute le premier 7b+ de la vallée. Doit-on le repréciser, ces fissures ne sont pas équipées de spits… avis aux amateurs ! C’est donc les yeux rêveurs que nous nous contenterons de toucher les premières prises, les pieds bien posés au sol. Un jour peut-être…

 

Jayson se bat pour sortir la fissure du Panneton ouverte en son temps par Patrick Edlinger 

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A mon tour de faire chauffer les bras !

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Nous regagnons le refuge Guido Muzio qui se trouve en réalité au bord de la route, et je joue ma crédibilité d’initiateur pour rentrer le minibus en marche arrière dans la cour sans refaire tout le côté. Mission accomplie, pas de problème de stationnement pour cette nuit : nous sommes les seuls au refuge, au grand dam de notre hôte. A table, les discussions de montagne vont bon train mais sitôt le dessert dégusté, les participants mis à l’épreuve par une rude journée d’escalade athlétique sont irrémédiablement attirés par les dortoirs.

Le lendemain, place aux itinéraires de plus grande ampleur ! Nous visons les grandes voies classiques du Sergent tout en restant dans des cotations abordables pour permettre à chacun de grimper en tête. Tout le monde se fait plaisir, les encadrants comme les jeunes alpinistes ! Une cordée de choc composée de Didier et Jayson ira affronter des cotations sérieuses (jusqu’à 6c+ tout de même !), tandis que j’accompagne Mathilde et Hugo à la découverte de la grande classique du coin, Nautilus, en 6a max. Ainsi plongés dans le grand bain de bon matin, tous ont pu le constater : le terrain d’av, c’est du sérieux ! Malgré des cotations débonnaires sur le papier, ça grimpe pour de vrai et même les longueurs en 5 en tête nécessitent de prendre sur soi ! Gare à ne pas se fourvoyer en optant pour la mauvaise fissure, sous peine de se voir barrer la route par un toit et/ou de changer singulièrement de niveau de difficulté ! Nautilus offre une longueur mythique tant la grimpe y est atypique : le départ se fait par 4m de traversée improtégeable en dalle lisse qui débouche sur une immense faille dans laquelle il faut s’engouffrer puis remonter dos à la paroi, les pieds en opposition, avec comme seule protection un bon piton au milieu. Une sortie athlétique ou l’on contourne des blocs déversants permet de retrouver la lumière du jour après 20 mètres de grimpe sans une prise de main à se mettre…sous la main. Incroyable ! L’itinéraire original est coté 4c mais légèrement « retouché » à 5c/6a sur camptocamp.

 

C’est Mathilde qui s’y colle en tête dans la 1ère longueur de Nautilus

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La fissure incroyable de Nautilus

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Avec le flash ça donne ça…On oublie les prises de main et on pousse sur le pieds !

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Pendant ce temps Didier et Jayson n’ont pas chômé : ils ont avalé plusieurs longueurs en 6b+ et ont attaqué la seconde partie de leur voie : un 6c+ très pur, une fissure verticale en dièdre que l’on remonte en contournant au passage deux petits toits. Terriblement physique mais majeur ! Jayson se régale et enchaîne au 1er essai. Un petit run en plein cagnard en moulinette pour ma part. Ouarf, c’est classe mais ça grimpe !

Trêve de plaisanterie, Dider et Jayson jettent leur dévolu sur une autre ligne de fissures tout aussi dures, tandis que nous poursuivons notre chemin dans « Nautilus » avec Mathilde et Hugo en tête. Une superbe longueur en 5a avec au choix un réta à plat ventre sur une petite rampe ascendante ou une fissure raide qui nous amène au pied d’un beau dièdre en 6a. Je repars ensuite devant pour une belle grimpe « école » en fissure : des écailles raides mènent au dièdre proprement dit et parcouru par une fine fissure verticale dans laquelle on passe à peine les doigts. On quitte ensuite ce dièdre par un système de fissures horizontales pour retrouver ensuite un final athlétique où l’on vient buter sous un petit toit que l’on contourne par la gauche. C’est beau, c’est astucieux, et assez raide sans être trop difficile. Un vrai bonheur ! Malheureusement l’heure tourne et les copains à côté ont déjà fini leur voie et tiré les rappels. Nous faisons donc l’impasse sur les deux dernières longueurs et descendons les rejoindre par un long rappel de 50m en fil d’araignée, grande ambiance jusqu’au bout ! La corde à double de 2x60m de Didier nous permet de regagner le pied des voies en deux rappels et clôturer ainsi une saison 2018 haute en couleur pour le Groupe Jeunes.

 

Mathilde dans le dièdre en 6a

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Derniers rappels pour Hugo. Didier veille au grain !

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Tandis qu’il nous reste désormais la lourde tâche (!) de trouver une date pour un traditionnel pot de fin de saison avec tous les membres et encadrants du Groupe Jeunes Alpinistes, il se murmure déjà que d’autres sorties en grande voie pourraient venir égayer les belles journées d’automne…

 

La paroi granitique du Sergent qui fut notre terrain de jeu du week-end

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Conseils du jour : Le Val d’Orco propose de très belles escalades en fissure sur granite. Voici nos conseils pour en profiterpleinement.

– Le niveau d’escalade requis est relativement élevé. 5c/6a en tête est un minimum, un niveau 6b/6c permet de ne pas être trop limité dans le choix des itinéraires.

– Deux jeux de friends dont des gros voire très gros (n°5 voire n°6 Black D ) + un jeu de câblés sont nécessaires car souvent aucun équipement n’est en place et les fissures sont rectilignes. Avec suffisamment de matériel, il est en revanche possible de pratiquer le « trad » avec beaucoup moins d’engagement qu’en calcaire.

– Le Val d’Orco propose un certain nombre d’hébergements mais le refuge Guido Muzio ou nous avons séjourné est fort sympathique, dans une délicieuse ambiance traditionnelle loin des hébergements ultra-modernes. D’un tarif très abordable (40 euros la demi pension), il se trouve non loin des parois classiques du sergent et du caporal, et plusieurs grandes voies partent directement au dessus du refuge.

Le Groupe Jeune se délecte du Granite Italien…en tête et sur coinceurs s’il vous plaît

Et voilà, la belle saison du Groupe Jeunes Alpinistes version 2018 touche à sa fin. Et comme une belle promo mérite un beau final, c’est sur un spot majeur de granite que Matthieu et Didier ont organisé la dernière sortie: le Val d’Orco (Valle Dell’Orco en version originale). Au menu : risotto, escalope de veau et genépi. Plus sérieusement, escalade en fissures, en dièdre, en cheminée, le tout agrémenté de pose de coinceurs, recherche d’itinéraire et manips de grande voie. Assurément un beau final.

C’est la rentrée, il fait beau, la saison de haute montagne touche tranquillement à sa fin, et le temps est idéal pour faire de l’escalade de moyenne montagne. Malheureusement, les agendas des uns et des autres évoluent vite et le groupe se réduit à sa plus simple expression, tant chez les encadrants que chez les participants. Côté encadrants, Didier Angelloz intervient en tant que guide ; ça tombe bien il connaît la vallée comme sa poche. J’interviens pour ma part en tant qu’initiateur, très heureux de découvrir cette merveille du Val d’Orco. Côté Groupe Jeune, Jayson, Hugo et Mathilde ont hâte d’en découdre avec ces lignes de fissures que l’on ose parfois comparer au Yosemite Californien.

Car si le grand frère Américain se nomme « El Capitan » et affiche fièrement 900m de hauteur, les petits frères Italiens ont été baptisés « Le Sergent » et « Le Caporal », proposant des faces plus modestes quoique sérieuses de près de 250m. Nous passerons ces deux jours sur deux secteurs distincts du Sergent, la première journée sur des voies d’une longueur en face sud et la seconde sur des voies de plusieurs longueurs en face sud-est.

Après un bref passage au refuge Guido Muzio ou nous profitons de cet inimitable accueil joyeux des Italiens, nous nous lançons dans la découverte du site pour un premier jour de mise en jambe sur des voies d’une longueur. La falaise est à la fois grandiose et paisible, offrant au regard un superbe rocher dans un cadre verdoyant. C’est ce qui rend ces escalades alpines en moyenne montagne si agréables au printemps et à l’automne. Mais attention, nous ne sommes pas sur un simple « secteur de couenne ». Certes, le ticket est relativement élevé avec des voies d’échauffement affichant un niveau 5c. Mais surtout, aucun point dans les longueurs et un style bien particulier : le rocher propose de grandes dalles lisses striées de fissures plus ou moins larges, tantôt verticales, tantôt horizontales en passant par l’oblique. Pour les pieds, il faut choisir entre coincer les pieds dans les fissures quand cela est possible, ou bien grattoner sur de minuscules bosselettes, ou encore revenir aux fondamentaux historiques de l’escalade, les pieds à plat en opposition dans les dièdres et les cheminées. Pour les mains, il faut tenter de verrouiller tant bien que mal à l’intérieur des fissures, ou bien se contenter d’y plonger le bout des doigts. La nature fait bien les choses et répartit les avantages entre chacun : plus la fissures et fine, plus les petites mains sont avantagées ; plus la fissure est large, plus les mains et les doigts épais se verrouillent aisément. A ce petit jeu, c’est un peu comme l’Allemagne au football dans les années 80-90 : tout le monde joue, mais à la fin c’est Didier qui gagne ! Les 5c passent en tête pour tout le monde, les 6a un peu moins, et Didier nous offre même un petit bijoux de fissure en 7b ou 6b/artif . Pour ce qui est d’enchainer le 7b on repassera, mais la section dure du milieu de voie se franchit en plaçant de petits câblés sur lesquels on tire sans vergogne, les pieds en adhérence dans la dalle, avant de repartir en libre et d’accéder à une rampe raide qui débouche sur une double fissure verticale. Splendide et très intéressant ! Entretemps, Jayson, Mathilde et Hugo ont pu tester la « monstrueuse » fissure oblique de la Disperazione (5c, première longueur) ainsi que la fissure en arc de cercle précédée d’un dièdre parfait (6a). Deux autre jolies voies nous avaient précédemment permis d’expérimenter la grimpe locale avec bonheur.

Mais l’escalade traditionnelle, ou « trad » pour les intimes, ou encore escalade sur coinceurs pour les non-initiés, prend du temps et de l’énergie. A peine cinq voies parcourues et il est déjà temps de mettre un terme à cette première journée riche en apprentissage et en belle grimpe. Pour conclure, Didier nous invite à nous recueillir sur le patrimoine grimpistique de la vallée et les prouesses des pionniers dont il fait partie : nous partons alors batailler dans une fissure explosive en 7a, parcourue en son temps par le maître Patrick Edlinger. Les avant-bras fument pour notre plus grand plaisir, nous qui ne maîtrisons que très partiellement l’art du verrou de doigts, mais ça sort tant bien que mal. Nous partons enfin découvrir un autre monument du genre : une fissure hyper déversante en 7b+ ouverte par… Didier himslef et ses amis Italiens, sans doute le premier 7b+ de la vallée. Doit-on le repréciser, ces fissures ne sont pas équipées de spits… avis aux amateurs ! C’est donc les yeux rêveurs que nous nous contenterons de toucher les premières prises, les pieds bien posés au sol. Un jour peut-être…

Nous regagnons le refuge Guido Muzio qui se trouve en réalité au bord de la route, et je joue ma crédibilité d’initiateur pour rentrer le minibus en marche arrière dans la cour sans refaire tout le côté. Mission accomplie, pas de problème de stationnement pour cette nuit : nous sommes les seuls au refuge, au grand dam de notre hôte. A table, les discussions de montagne vont bon train mais sitôt le dessert dégusté, les participants mis à l’épreuve par une rude journée d’escalade athlétique sont irrémédiablement attirés par les dortoirs.

Le lendemain, place aux itinéraires de plus grande ampleur ! Nous visons les grandes voies classiques du Sergent tout en restant dans des cotations abordables pour permettre à chacun de grimper en tête. Tout le monde se fait plaisir, les encadrants comme les jeunes alpinistes ! Une cordée de choc composée de Didier et Jayson ira affronter des cotations sérieuses (jusqu’à 6c+ tout de même !), tandis que j’accompagne Mathilde et Hugo à la découverte de la grande classique du coin, Nautilus, en 6a max. Ainsi plongés dans le grand bain de bon matin, tous ont pu le constater : le terrain d’av, c’est du sérieux ! Malgré des cotations parfois débonnaires sur le papier, ça grimpe vraiment et même les longueurs en 5 en tête nécessitent de prendre sur soi ! Gare à ne pas se fourvoyer en optant pour la mauvaise fissure, sous peine de se voir barrer la route par un toit et/ou de changer singulièrement de niveau de difficulté ! Nautilus offre une longueur mythique tant la grimpe y est atypique : le départ se fait par 4m de traversée improtégeable en dalle lisse qui débouche sur une immense faille dans laquelle il faut s’engouffrer puis remonter dos à la paroi, les pieds en opposition, avec comme seule protection un bon piton au milieu. Une sortie athlétique ou l’on contourne des blocs déversants permet de retrouver la lumière du jour après 20 mètres de grimpe sans une prise de main à se mettre…sous la main. Incroyable ! L’itinéraire original est coté 4c mais légèrement « retouché » à 5c/6a sur camptocamp.

Pendant ce temps Didier et Jayson n’ont pas chômé : ils ont avalé plusieurs longueurs en 6b+ et ont attaqué la seconde partie de leur voie : un 6c+ très pur, une fissure verticale en dièdre que l’on remonte en contournant au passage deux petits toits. Terriblement physique mais majeur ! Jayson se régale et enchaîne au 1er essai. Un petit run en plein cagnard en moulinette pour ma part. Ouarf, c’est classe mais ça grimpe !

Trêve de plaisanterie, Dider et Jayson jettent leur dévolu sur une autre ligne de fissures tout aussi dures, tandis que nous poursuivons notre chemin dans « Nautilus » avec Mathilde et Hugo en tête. Une superbe longueur en 5a avec au choix un réta à plat ventre sur une petite rampe ascendante ou une fissure raide qui nous amène au pied d’un beau dièdre en 6a. Je repars ensuite devant pour une belle grimpe « école » en fissure : des écailles raides mènent au dièdre proprement dit et parcouru par une fine fissure verticale dans laquelle on passe à peine les doigts. On quitte ensuite ce dièdre par un système de fissures horizontales pour retrouver ensuite un final athlétique où l’on vient buter sous un petit toit que l’on contourne par la gauche. C’est beau, c’est astucieux, et assez raide sans être trop difficile. Un vrai bonheur ! Malheureusement l’heure tourne et les copains à côté ont déjà fini leur voie et tiré les rappels. Nous faisons donc l’impasse sur les deux dernières longueurs et descendons les rejoindre par un long rappel de 50m en fil d’araignée, grande ambiance jusqu’au bout ! Le rappel de 2x60m de Didier nous permet de redescendre aux affaires en deux rappels et clôturer ainsi une saison 2018 haute en couleur pour le Groupe des Jeunes Alpinistes !

Tandis qu’il nous reste désormais la lourde tâche de trouver une date pour un traditionnel pot de fin de saison avec tous les membres et encadrants du Groupe Jeunes Alpinistes, il se murmure déjà que d’autres sorties en grande voie pourraient venir égayer les belles journées d’automne…

Conseils du jour :

Le Val d’Orco propose de très belles escalades en fissure sur granite. Pour en profiter, nous vous recommandons de prendre en compte quelques paramètres.

Le niveau d’escalade requis est relativement élevé. 5c/6a est un minimum, un niveau 6b/6c permet de ne pas être trop limité dans le choix des itinéraires.

<p »>Deux jeux de friends dont des gros voire très gros + un jeu de câblés sont nécessaires car souvent aucun équipement n’est en place et les fissures sont rectilignes. En contrepartie, avec suffisamment de matériel, il est possible de pratiquer le « trad » avec beaucoup moins d’engagement qu’en calcaire.

Le Val d’Orco propose de nombreux hébergements mais celui que nous avons testé, le refuge Guido Muzio, est un excellent point de chute : demi pension à 40 euros, personnel très sympa, et de nombreuses voies d’escalade juste au dessus du refuge.