Récit photo du raid alpinisme en Suisse !

terrain de jeu

Le Raid Alpinisme en Suisse a tenu toutes ses promesses malgré une météo sur place quelque peu capricieuse qui n’était pas sans rappeler la Bretagne : comme le dit le proverbe, il a fait beau plusieurs fois par jour ! Fort heureusement le granite de la Furka s’est révélé à la hauteur de nos espérances et nous a permis de réaliser une fois encore de superbes ascensions, totalement seuls, pour notre plus grand plaisir !

Si l’on excepte votre G.O. préféré, ce raid alpinisme s’est déroulé avec un groupe d’une parité parfaite: 2 femmes et 2 hommes ! En ces temps de crispations au sein de notre société, il est bon de rappeler que voilà la vraie modernité : la mixité hommes/femmes et le vivre ensemble en toute simplicité, sans sexisme ni critères particuliers autres que savoir marcher une journée avec un sac à dos et franchir quelques passages de 5 sup. Avis aux amatrices et aux amateurs !

Refermons la parenthèse, et c’est donc avec un nouveau groupe de 5 cafistes du club très enthousiastes que nous prenons la route pour un périple Suisse relativement lointain dans le canton d’Uri, au-delà de notre terrain de jeu habituel du Valais.

La première journée fut déjà bien remplie avec, dans l’ordre : le long trajet jusqu’au Furkapass, la montée au refuge, les révisions des manips et échanges sur le matériel, le repérage des approches pour les jours suivants, et pour finir l’étude approfondie de la carte des bières et consommations (en allemand). Bref, une première journée harassante.

camp de base

Nous établissons notre camp de base à la Sidelenhütte.A l’arrière plan à gauche, notre 1er objectif du séjour, le Gross Furkahorn.

 

Heureusement dès le lendemain nous mettons le réveil à 5h pour nous reposer sur l’arête S du Gross Furkahorn (!) . Cotée D pour Difficile, ça grimpe quand même cette affaire et si la plupart des spits rencontrés sont superflus, certains sont mousquetonnés sans frustration aucune. Tout le répertoire de la grimpe en montagne y passe : dièdres en dülfer, sections d’arête aériennes, dalles compactes et désescalade sont au menu sur un rocher de rêve.

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Le soleil joue à cache-cache et nous prenons une belle averse qui ne freine pas notre progression ni la bonne humeur du groupe ! Le sommet est splendide, très aérien, et nous offre une superbe vue sur le glacier du Rhône, celui-là même qui alimente un fleuve bien connu chez nous.

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Une brève section de désecalade ponctuée d’un grand rappel nous permet d’atteindre la neige. Des névés raides nous ramènent à notre point de départ et nous permettent de clore cette première belle course très complète.

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Retour au refuge pour une nouvelle étude des consommations…toujours en Allemand.

« Weissbier ça veut dire bière blanche ?

– Oui mais non, en fait c’est pas vraiment de la blanche.

– Ha okay. Mais Weiss ça veut pas dire blanc ? »

Le Français Moyen ayant la réputation d’être une bille en langues étrangères, nous mettons un point d’honneur à être à la hauteur de la renommée de nos compatriotes. Seul Thibaut parvient à surnager dans cet océan de médiocrité et d’incompréhensions. Quelle ne fut pas notre surprise de voir nos hôtes Helvètes ainsi que la plupart de nos compagnons de table faire des efforts incroyables pour venir parler Français avec nous. Bigre, ça change de mes souvenirs de l’Oberland, ici les gens sont autrement plus sympathiques !

arc en ciel

Un bel arc-en-ciel vient égayer l’apéritif entre deux averses

 

Le sommet du lendemain est particulièrement alpin et se révèle être une très belle surprise : le Gross Bielenhorn, coté D+ (Difficile sup) et allègrement équipé lui aussi dans sa première partie mais laissé totalement vierge dans la seconde partie. Un beau moment de montagne !

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La météo fait des siennes et vient tester notre motivation et notre ténacité plus encore que la veille. Une pluie fine, puis de plus en plus forte, s’abat sur nous tandis que nous poursuivons notre ascension. Mais le rocher exceptionnel nous permet d’avancer, et de gravir sans trembler une belle longueur de 5c trempée. Le grain du rocher semble littéralement s’incruster dans la peau des doigts et la gomme des chaussons, nous permettant de jouer les geckos et narguer plus ou moins fièrement les ondées qui nous arrosent.

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Tandis que nous tirons un 1er rappel le soleil fait de nouveau son apparition, et ne nous quittera plus. Tant mieux ! Nous évoluons désormais en terrain montagne en grosses chaussures, suivant notre flair pour gravir les fissures jusqu’au sommet. Quel rocher superbe, on se croirait à Chamonix!

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Thibaut immortalise l’équipe au sommet du Gross Bielenhorn

 

Quelques rappels plein gaz agrémentés de désescalades aériennes nous permettent de regagner le pied de l’arête 2h plus tard. Well done !

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Le quatrième et dernier jour sur place sera en quelque sorte la cerise sur le gâteau. Ou plutôt sur la tortue ! En effet notre dernière ascension se nomme « l’arête des tortues », en référence aux formes du granite qui évoquent ces symathiques animaux. Un nom poétique qui se traduit en version originale par « Schildkrötengrat ». Hé oui, l’Allemand, ça ne s’invente pas !

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ça ressemble à ça une tortue Suisse ?

 

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Thibaut et la Tortue

Un rocher superbe (encore et toujours) et une escalade abordable en 4/4+ nous permettent pour certain de parcourir l’arête en grosses chaussures (cotation AD – Assez Difficile). Nous tairons ici l’anecdote selon laquelle la seconde cordée s’est lancée dans une longueur en 7 en pensant grimper une longueur en 4+, ce qui eut d’ailleurs été fort dommage car la dite longueur en 4+ , fort jolie et plein gaz, méritait d’être parcourue !

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Quoiqu’un peu courte, l’arête offre de superbes passages d’escalade de montagne

 

L’arrivée au sommet du Chli Bielenhorn ponctuait de fort belle manière ce joli raid de 4 jours au col de la Furka.

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photo finish

 

Une dernière « Weissbier » pour la route et il était temps pour nous de redescendre retrouver la canicule et la civilisation.

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Bravo à Noémie, Marjorie, Thibaut et Cédric pour ce raid alpinisme de 4 jours couronné par trois beaux sommets!

Itinéraires de cafistes gâtés

20200705 142553Le mois de juillet nous a offert des conditions d’escalade idéales, tant en haute qu’en moyenne montagne.

Il n’en fallait pas plus que nous allions nous délecter du caillou avec les afficionados du club et parcourir quelque unes des plus belles grandes voies d’escalade de la région !

 

 

Voyez plutôt les itinéraires parcourus :

 

– Nabot Léon (6a max – Terrain d’Aventure – Massif du Mont Blanc);

– L’eau Rance D’Arabie (6b+ max – Terrain d’Aventure – Massif du Mont Blanc);

– Extase (7a max – Tout équipé – Secteur des Grandes Suites);

– Octopussy (6c+ max – Tout équipé – Pointe Sud du Sapey);

– Le Maillon Manquant (6b+ max – Terrain d’Aventure – Massif du Mont Blanc);

– Voie Ménégaux (6c max – Terrain d’Aventure – Massif du Mont Blanc);

 

Toutes ces belles voies ne doivent pas être jugées au regard de leur cotation max : en second, elles ne requièrent peu ou prou qu’un vrai niveau 6a/6b pour pouvoir en profiter. Une réelle expérience du leader est toutefois requise pour grimper sereinement et tenir les horaires, surtout s’il y a une remontée mécanique à la clé !

 

Nous conclurons ce mois de juillet par une sortie cool, La voie du trou, suivie de l’arête qui débouche au sommet de la pointe percée (5c max – tout équipé – Aravis).

 

Une belle moisson pour les grimpeurs-alpinistes du club et incontestablement un mois de juillet réussi !

La suite en photos :

extase 6c Copie

Extase – Grandes Suites – 4e longeur – 6c

 

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L’eau Rance d’Arabie – Pilier Rouge de Blaitière – 1ère longeur – 6b+

Voie Ménégaux 6a Copie

Voie Ménégaux – Aiguille de l’M – 3ème longeur – 6a

 

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Le Maillon Manquant – Gendrame Rouge du peigne – 7ème longeur – 6b+

 

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Nabot Léon – Pilier Rouge de Blaitière – 4ème longeur – 5b

 

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Octopussy – Pointe Sud du Sapey – 4ème longeur – 6b+

 

Voie du trou 5b Copie

Voie du Trou – Pointe Percée – 4ème longeur – 5c

 

Escalade dans les fissures pour le GJA !

P7240490Le plan initial était de partir trois jours en haute montagne pour faire une belle course. Les conditions météorologiques dans les massifs nous incitent plutôt à avancer notre stage d’escalade en terrain d’aventure pour aller au Val d’Orco dans le Sud du Grand Paradis.

Nous rassemblons donc tous nos coinceurs et prenons la direction du « Petit Yosemite Italien »…

 

 

 

P7240484Vendredi, après trois heures et demi de route, un cappuccino, un croissant à la crème et l’achat d’un topo du coin, nous faisons le choix d’un petit site de gros blocs de granite au secteur du Caporal. C’est l’endroit idéal pour faire connaissance avec les fissures, juger le grain du rocher et se faire une idée des cotations locales.

C’est aussi l’occasion d’organiser son matériel sur le baudrier pour avoir le bon coinceur à portée de main lorsque l’on en aura besoin. En effet, les longueurs d’escalade ne sont pas équipées de points de protection et nous allons devoir poser des coinceurs pour protéger notre progression.

Evidemment l’exercice demande un peu de sang froid. Il faut se laisser une marge par rapport à son niveau habituel en escalade sportive pour ne pas avoir de grandes sueurs une fois engagé.

 

 

P7240491Notre groupe se plait au jeu et enchaine les longueurs. Dans le milieu d’après-midi, la fatigue se fait sentir. L’escalade en fissure se révele athlétique lorsque l’on mangue de bagage technique en technique de coincements et verrous. Pour se protéger les mains, les plus expérimentés ont pris des mitaines spéciales. Les autres se protègent plutôt avec du strap enroulé autour des mains.

Nous rejoignons ensuite Ceresole Reale et nous divisons en deux groupes. Un à la fissure du Panneton, une voie en 7a ouverte par Patrick Eddlinger et l’autre à la fissure Kosterlitz, un redoutable 6b où bien des grimpeurs usent vainement le rocher au départ…

Une grosse averse nous fait partir pour le gîte où nous avons à préparer nos grandes voies du lendemain devant un verre.

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Samedi, nous allons au secteur du Sergent. Une cordée dans Jedi Master, une grande voie en 6b+ et deux cordées dans Nautilus en 6a. Nous sommes vites déconcertés par la difficulté des voies. Les cotations sont souvent surprenantes et l’escalade est globalement très soutenue. Les jeunes grimpent en réversible. Leur escalade est propre, les manips de corde sont fluides. Ils ont tous pratiqué l’escalade et l’alpinsime entre nos stages et cela se voit.

L’après-midi, nous regroupons nos sac à dos sur une grande vire puis finissons chacun nos voies puis essayons celle des autres. Ce sera finalement la soif qui  nous fera nous engager dans les rappels de descente.

Ce soir, nous passons la nuit au camping et n’aurons pas de mal à nous endormir.

Dimanche, nous choisissons le site du Dado, une petite falaise qui nous offre quelques belles longueurs. pour nous occuper avant de reprendre la route. Ce dernier jour, les jeunes n’hésitent pas à se lancer sans rien lâcher en moulinette dans des voies dures.

Sur le chemin du retour, nous faisons une halte pour notre traditionnelle « gelato »… Le record du GJA est à 12 boules ! Il ne tombera pas car nous nous arrêterons à 7 boules.

Notre prochain rendez-vous est en septembre pour nous retrouver pour une belle course d’alpinisme en haute montagne.

Report de la sortie vétérans 2020

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Connaissez-vous la sortie annuelle et conviviale des vétérans du CAF d’Annecy  en septembre ?

Randonnée le matin (avec trois parcours de niveaux différents), déjeuner au restaurant, visite à caractère culturel l’après-midi … la formule a, depuis 15 ans, fait ses preuves …

Malheureusement, cette année, un méchant virus bouleverse nos plans …

Cette sortie qui a rencontré un certain succès, mérite une continuité grâce à une équipe fidèle.

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Mais cette année il ne semble pas raisonnable de pouvoir l’organiser dans les mêmes conditions ; en effet les mesures sanitaires prises suite à la pandémie et ses conséquences constituent un obstacle difficilement surmontable, notamment compte tenu de ceux qui fréquentent habituellement cette sortie,  le déplacement s’effectuant nécessairement en bus.

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La prudence nous conduit à différer cette sortie et à la reporter en 2021. Nous espérons que les conditions seront de nouveau réunies pour vous proposer quelque chose d’aussi attrayant et convivial que par le passé et qu’il sera possible de vous accueillir nombreux afin de maintenir le lien souhaitable entre générations.

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Le GJA sur le fil des arêtes !

DSC00302La météo de notre précédent stage était très mitigée, nous contraignant à faire école de neige et glace sans course d’application.

Le week-end dernier, nous nous sommes rattrapés. Une fois n’est pas coutume, nous avons fait le choix de prendre le téléphérique Skyway pour arriver directement à 3300m dans le Mont-Blanc afin de pratiquer le plus possible.

 

 

 Le thème du stage est de valider un Unité de Formation vers l’autonomie en terrain montagne et assurage en mouvement. Pour faire simple, apprendre à évoluer sur différents terrains de montagne avec une corde tendue et en s’assurant au maximum avec le relief. On se sert beaucoup de cette technique sur les arêtes par exemple.

Samedi, nous attaquons la journée avec pour objectif les Aiguilles d’Entrêves. Nous mettons les jeunes en situation d’autonomie et désignons un leader parmi eux qui part devant. Ce n’est pas si simple pour notre groupe qui a négligé sa préparation de course et se retrouve vite au mauvais col. Heureusement, Sébastien a pris une carte et nous reprenons vite la bonne direction. Le téléphone est un outil moderne qui rend bien des services pour l’orientation mais qui sert à peu de choses sans réseau ou sans batterie si on n’a pas une carte, un topo sur papier ou tout simplement les informations du gardien de refuge.

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Pour arriver aux Aiguilles, nous devons parcourir un glacier sur lequel les crevasses sont encore bien bouchées par la neige mais où nous devons tout de même être vigilants. Nous mettons donc en application ce qui a été appris à l’école de glace notamment sur l’encordement sur glacier. Arrivés au pied de l’arête, nous rangeons les broches à glace pour sortir les coinceurs, puis nous lançons dans la traversée. La progression est assez longue. Il faut le temps que nos stagiaires se familiarisent avec ce terrain et prennent le temps de bien protéger leur progression. Un petit pas d’escalade athlétique au milieu de l’arête nous oblige à faire un relais. Puis nous enchaînons sur le fil et profitons du panorama à couper le souffle. La dernière difficulté est une désescalade suivie d’un passage de rimaye pour reprendre pied sur le glacier.

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Nous finissons l’après-midi par de l’escalade sur coinceurs à proximité de notre refuge. L’escalade en grosses chaussures est une découverte pour certains qui transpirent un peu.

Le plaisir des refuges italiens est toujours de manger la pasta. Nous ne manquons pas à la règle au refuge Torino et prenons des forces pour le lendemain. La soirée est occupée à préparer notre prochaine course. Nous avons tous envie d’aller à la Dent du Géant. Nous en avons tous le niveau. Nous observons l’approche, lisons attentivement les topos pour l’ascension et les rappels, prévoyons nos cordées, organisons notre matériel et fixons l’heure de réveil avant de nous coucher.

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Mais le dimanche matin, une personne de notre groupe se sent malade et a passé une très mauvaise nuit. Nous revoyons donc nos objectifs et nous adaptons en diminuant la marche d’approche, la difficulté et l’engagement afin de réduire les risques. Ce ne sera pas la Dent du Géant mais les Aiguilles Marbrées où nous irons. Le groupe se montre assez soudé car cette décision est approuvée par tous. Finalement, cette nouvelle traversée d’arête est l’occasion de voir la progression des jeunes entre les deux jours.

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Ils ont pris de l’assurance, commencent à bien optimiser leur assurage et adapter la longueur d’encordement suivant le terrain. Arrivés à la ligne de rappel de descente, nous sommes en milieu de matinée. Nous faisons un point sur l’état physique du groupe et décidons de continuer plus loin sur l’arête avec des beaux passages d’escalade à la clé. A midi, nous sommes au refuge pour manger et boire un verre. On discute des sorties entre copains à venir et de notre prochain objectif avec le GJA…

Invasion de parapentes en zone Gypaète barbu !

gypaète adultefrank miramand Que s’est-il passé dimanche 23 mai au Bargy ?

De nombreux parapentes ont été observés une grande partie de la journée à proximité des parois où nichent les gypaètes barbus.
 
Toutes les perturbations peuvent être fatales au poussin. 
Pour 2021, il ne reste que deux poussins vivants sur le département  : 1 versant Sud du Bargy et l’autre versant Nord du Bargy !
 
Merci de respecter la ZSM (zone de sensibilité majeure) du Bargy.
 
Un magnifique clip vidéo à destination des parapentistes (et de tout le monde!) est en ligne : https://urlz.fr/fKKT

Et, pour tous, voici un petit rappel des règles d’or de l’observation du gypaète …

Que ce soit dans l’objectif d’aller observer le Gypaète barbu ou au hasard de vos activités en montagne, la rencontre avec le Gypaète reste toujours un moment magique. C’est la plupart du temps un moment furtif, un survol à quelques mètres au dessus de vous.

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Afin de profiter pleinement de cet instant, voici quelques conseils pour ne rien rater et pour déranger le moins possible ce grand rapace :

  • Restez calme et ne faites pas subitement de grands gestes (pour appeler vos amis, sortir l’appareil photo ou vos jumelles…).
  • Arrêtez vous et prenez le temps de l’observer, s’il passe derrière un sommet ou une crête, il peut revenir très rapidement.
  • Dans le cas où vous êtes au sol et lui en vol, pas de soucis de dérangement, c’est le Gypaète qui reste maitre de s‘approcher ou non de vous.
  • Si le Gypaète est posé en train de manger sur une carcasse ou de se lisser les plumes, soyez le plus immobile possible car si vous êtes assez proche, le moindre mouvement va le faire envoler.
  • Si vous êtes en vol (parapente, planeur, ULM…), n’essayez pas de l’approcher ou de le suivre car il peut facilement vous prendre comme un rival.
  • Ecartez vous des falaises car son nid est peut être très proche.
  • Ne vous approchez jamais d’un nid de Gypaète si vous en connaissez la localisation, il s’agit du dérangement le plus important qui peut engendrer l’échec de la reproduction et/ou l’abandon du site, pouvant mettre à mal le programme de réintroduction et de conservation dans les Alpes !

Le gypaète barbu est une espèce protégée qui profite d’un Plan National d’Actions (PNA), et du projet européen Life GypHelp pour assurer sa préservation dans les Alpes françaises.

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La Haute-Savoie héberge quatre couples reproducteurs, 2 sur le massif du Bargy, 1 dans les Aravis Nord et 1 à Sixt-Fer-à Cheval. Actuellement, un cinquième couple s’installe à Passy/Servoz.

Voici les cartes des ZSM (zones de sensibilité majeure) de haute-Savoie :

ZSM du Bargy
ZSM de Sixt-Fer-à-Cheval
ZSM des Aravis nord
– ZSM de Passy Pormenaz

Merci de respecter ces zonages lors de vos sorties en montagne!

Et, pour en savoir plus sur le gypaète, rendez-vous sur le site d’Asters Conservatoire d’espaces naturels de Haute-Savoie, c’est ici

Salève, Tournette : d’une arête à l’autre

IMG 0033Tradition oblige, fin juin l’école d’aventure programme son week-end alpi. A situation particulière, programme particulier : nous resterons….

 

 

 

 


 …cette fois-ci autour d’Annecy pour éviter les refuges. Bastien, notre guide nous propose deux arêtes faisant appel à des techniques de progression en corde tendue ou en tirant des longueurs suivant les difficultés du terrain.

Samedi 27 juin : l’arête des Etiollets au Salèves

Après une lecture attentive du topo

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on attaque par une première longueur 5c en fissure qui reveille.

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Une 2ème longueur facile vite enchaînée et c’est le passage un peu alpin de la voie  avec une faille à franchir qui peut en impressionner plus d’un. Bastien pose « une ligne de vie » pour rassurer (si besoin) sur ce passage.

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Nous progressons pendant encore plusieurs longueurs en altenant les différentes techniques d’assurage et moments d’explications

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Petite photo au sommet sous un soleil radieux :

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… avant de pouvoir se raffraichir au fier. Nous terminerons le journée par un barbecue et la distribution de LEUR tee-shirt avec LEUR logo (dessiné par Marius et Eliot)

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Dimanche 28 juin :

autre arête, autre condition. Malgré un départ très matinal, nous n’échappons pas à une pluie qui ne semble pas vouloir s’arrêter. 

 

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Dernière nous le ciel ne semble pas se dégager. Les pentes herbeuses et le rocher sont  bien glissants. La prudence s’impose : il faut faire demi-tour même si certains jeunes « loups » sont bien déçus. 

Les grandes suites nous serviront de terrain de jeu pour un plan B. Révision ou apprentissage de manips de cordes : mouflage, progression avec anneaux de buste, relais sur coinceurs….

et tout cela sous le soleil revenu en cette fin de matinée.

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Mais apprendre à  renoncer pour pouvoir vivre encore de belles aventures c’est aussi ça l’école d’aventure.

 

 

Envie de jardiner « alpin » au Semnoz?

panicautInfo de dernière minute!

Comme chaque année depuis les années 80, la FRAPNA aujourd’hui FNE 74 organise un chantier bénévole de remise en état du  Jardin Alpin du Semnoz pour la saison estivale.
Le quoi ???
Et oui, l’hiver, petits et grands font de la luge derrière le foyer nordique de ski de fond, l’été, les Hérissons de FNE 74 restaurent et valorisent ce petit espace.
Pourquoi ?
Car c’est l’un des derniers endroits au sommet du Semnoz où la flore de montagne est observable tout l’été, car non fauchée ou pâturée, et surtout étiquetée par salariés et bénévoles (novices ou experts).
Jeudi 2 juillet a lieu une remise en état de ce jardin … alors, si vous souhaitez participer, n’hésitez pas!

Pour plus de renseignements et inscription (obligatoire), cliquez ici